- avril 20, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
- 6 h
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Mercato : un grand club dit non à Vinicius
Karl-Heinz Rummenigge, membre du conseil de surveillance du Bayern Munich et «légende vivante» du football allemand, a accordé une interview exclusive à l’édition de lundi du journal espagnol AS, dans laquelle il s’est exprimé sur plusieurs sujets brûlants, allant de Vinicius Junior à la Super Ligue européenne, en passant par le rôle des agents dans le football moderne.
Interrogé sur la possibilité que Vinicius Junior quitte le Real Madrid pour rejoindre le Bayern Munich, Rummenigge a été catégorique : «La question est superflue, étant donné qu’il est inestimable et qu’il joue déjà pour le club de ses rêves. Je ne serais pas surpris qu’il soit l’un des joueurs préférés de Florentino Pérez [président du Real Madrid]. J’ai entendu dire que des clubs saoudiens s’intéressent à lui, mais je ne pense pas qu’il finira par partir.»
Le contrat du prodige brésilien court jusqu’en juin 2027, et aucune prolongation n’est pour l’instant envisagée. Rummenigge a également rappelé un moment marquant de la carrière de Vinicius : «Je me souviens très bien du doublé qu’il a inscrit lors du match aller à l’Allianz Arena il y a deux ans, un match nul 2-2 qui a finalement propulsé le Real Madrid en finale de la Ligue des champions.»
Une relation respectueuse avec Florentino Pérez
Le dirigeant allemand a profité de l’occasion pour souligner l’excellente relation qu’il entretient avec Florentino Pérez : «Florentino est un esthète du football, et il fera tout son possible pour le rester. Je me souviens très bien du doublé qu’il a inscrit lors du match aller il y a deux ans. Je me souviens avoir passé des heures et des heures à parler de football, et à être d’accord sur tout sauf sur un point : la Super Ligue. La structure politique du football est la suivante : au sommet se trouvent la FIFA et l’UEFA, puis les fédérations, et enfin les clubs.»
Il est revenu sur la polémique de la Super League, rappelant que le projet de Pérez avait été amplifié par la pandémie : «La Super League a toujours été considérée comme un projet de Florentino Pérez, mais en réalité, elle est née de la pandémie. Le coronavirus a créé un vide immense dans le football et tous les clubs auraient reçu des primes à la signature de trois millions d’euros. Heureusement, la Super League appartient désormais au passé.»
Rummenigge a également mentionné sa récente rencontre avec Aleksander Ceferin : «J’ai récemment discuté avec le président [Aleksander] Ceferin lors de l’Assemblée générale de l’UEFA à Bruxelles, et il m’a dit que tout le monde se réjouissait du retour du Real Madrid au sein de la famille du football. C’est également une bonne chose pour le Real Madrid et pour Florentino Pérez, car les conflits ne profitent à personne»
Les agents et la dérive financière du football
Sur un ton plus critique, Rummenigge a dénoncé l’explosion des commissions versées aux agents : «Nous sommes tous dans le même bateau, donc je pense que nous devrions tous nous asseoir à la table, les agents eux-mêmes, les fédérations, les ligues et les clubs. Nous avons complètement perdu le nord. L’été dernier, 1,347 milliard de dollars ont été versés en primes aux agents. Il y a cinq ans, c’était 500 millions, déjà une somme considérable.»
Selon lui, cette situation fragilise le football : «Si le Bayern Munich achète un joueur à Fribourg, Fribourg en achète un autre à Mayence, et Mayence en achète un autre encore. L’argent continue de circuler dans le football, mais ce que les agents empochent, non. Cela nuit considérablement à notre sport. Au Bayern Munich, nous allons nous attaquer à ce problème de manière plus résolue.»