- mai 10, 2026
- Par Olive Idohou
- 24 min
- 0 Comments
Diego Maradona : de nouvelles révélations scandaleuses sur les circonstances de sa mort
Le procès sur les circonstances de la mort de Diego Maradona continue de secouer l’Argentine. Alors que sept anciens membres du personnel médical de la légende argentine sont jugés à San Isidro, près de Buenos Aires, sa fille Gianinna Maradona a livré un témoignage fort, dénonçant une «manipulation totale et horrible» de la famille dans les dernières semaines de vie de l’ancien capitaine de l’Albiceleste.
Partie civile avec sa sœur Dalma, Gianinna Maradona a affirmé avoir été volontairement trompée par plusieurs membres de l’équipe médicale entourant son père. «La manipulation a été totale et horrible, je me sens comme une idiote», a déclaré la fille de l’ancien joueur de Naples devant le tribunal.
Âgée de 36 ans, elle vise particulièrement trois des accusés jugés pour des négligences potentiellement fatales. «J’ai fait confiance à ces trois personnes et tout ce qu’ils ont fait, c’est nous manipuler et laisser mon fils sans grand-père», a-t-elle lancé à l’audience. L’avocat de la famille, Fernando Burlando, estime de son côté que «Diego Maradona a été assassiné».
Un procès sous haute tension
Sept praticiens dont médecins, psychiatre, psychologue et infirmiers, comparaissent pour déterminer leur éventuelle responsabilité dans la mort de Diego Maradona, décédé le 25 novembre 2020 à l’âge de 60 ans. L’ancien numéro 10 avait succombé à une crise cardiorespiratoire accompagnée d’un œdème pulmonaire, alors qu’il se trouvait en convalescence dans une résidence louée après une neurochirurgie. Les accusés encourent des peines allant de 8 à 25 ans de prison pour homicide avec conscience du risque mortel.
Le témoignage choc de Veronica Ojeda
Quelques jours plus tôt, l’ex-compagne de Maradona, Veronica Ojeda, avait déjà bouleversé le tribunal avec un témoignage marqué par l’émotion. En sanglots à la barre, elle a décrit un homme isolé, «comme séquestré», coupé d’une partie de ses proches et vivant dans des conditions dégradées. Selon elle, l’ancien champion du monde 1986 lui demandait régulièrement : «Emmène-moi», lorsqu’elle quittait la maison.
Veronica Ojeda a également évoqué l’état de vie inquiétant de la légende argentine dans les jours précédant son décès. «Là où était Diego, il y avait une odeur de pipi et de caca», a-t-elle raconté. «Je lui ai dit de prendre une douche, de se raser parce que ce n’était pas bien pour lui d’être comme ça. Diego sentait mauvais, il n’était pas en bon état.» Elle a aussi accusé certains proches de filtrer les visites et d’isoler progressivement l’ancien joueur du monde extérieur.
Des images d’autopsie qui bouleversent l’audience
Le procès a connu un nouveau moment de tension le jeudi 06 mai 2026 avec la diffusion d’images inédites de l’autopsie de Diego Maradona. Face à la violence des images, Gianinna Maradona a quitté la salle d’audience avant la projection.
Le médecin légiste Carlos Casinelli a révélé que Maradona aurait connu «environ douze heures d’agonie» avant son décès. L’autopsie a également mis en lumière un état physique particulièrement alarmant. «Il était enflammé avec la présence de champignons de mousse dans la bouche. Nous avons trouvé un œdème intense sur les parois, le visage totalement œdématisé, un œdème dans les membres inférieurs et les parois de l’abdomen et du thorax», a détaillé le médecin devant le tribunal.
Une opération remise en question
Autre élément marquant de cette audience, c’est l’opération subie par Maradona pour un hématome sous-dural pourrait ne pas avoir été urgente. Le neurologue Martín Cesarini a affirmé devant les juges qu’ «il n’y avait aucune donnée qui indiquait qu’il s’agissait d’une urgence.» Parmi les principaux accusés figure notamment le neurochirurgien Leopoldo Luque, ainsi que la psychiatre Agustina Cosachov, tous deux impliqués dans le suivi médical de l’ancienne star argentine durant sa convalescence.