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Raphinha rêve d’une finale Brésil–Espagne : «Même contre Yamal, je signe…»

À quelques semaines du début de la prochaine Coupe du Monde, Raphinha affiche déjà ses ambitions. L’ailier du FC Barcelone imagine une finale de rêve entre le Brésil et l’Espagne. Et surtout, il rêve d’un duel face à son jeune coéquipier Lamine Yamal. Dans un entretien accordé à TNT Sports Brazil, le Brésilien n’a pas caché son enthousiasme à l’idée d’affronter l’Espagne en finale du tournoi.

«Neymar et Lamine Yamal ont accepté de jouer une finale de Coupe du Monde Brésil-Espagne. Je serais partant aussi ! Ce serait génial de disputer une finale Brésil-Espagne. Peu importe qui défend, même Lamine. Nous avons aussi beaucoup de joueurs de grande qualité dans notre équipe. Ce serait incroyable. Ce serait un match passionnant», a confié Raphinha. Mais au-delà du football, c’est surtout la relation très spéciale qu’il entretient avec Lamine Yamal qui a marqué cette interview. Malgré leurs onze années d’écart, Raphinha considère le prodige espagnol comme un véritable petit frère. «Il a onze ans de moins que moi. Quant à notre fête commune, eh bien, on l’a vue en ligne et on a décidé de la faire. Ça s’est bien passé (rires). Ça n’a pas une forte signification symbolique, comme la fraternité. Je le vois beaucoup comme un petit frère. Il est même plus jeune que mon petit frère. C’est pour ça que je le vois comme un petit frère. J’essaie de lui donner des conseils autant que je peux», explique-t-il.

L’international brésilien tente d’ailleurs de guider le jeune phénomène du Barça au quotidien, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. «J’essaie aussi de lui transmettre mon expérience de vie. Évidemment, compte tenu de sa personnalité et de son parcours, je ne peux pas vraiment tout lui apprendre. Ça ne s’acquiert pas du jour au lendemain. C’est un don naturel. En réalité, j’essaie toujours de partager un peu de mon expérience avec lui. C’est un très bon garçon. Il est toujours à l’écoute, demande souvent conseil, et même s’il fait une bêtise, on le corrige et il écoute. Il est vraiment adorable, et nous avons une très bonne relation malgré nos onze ans d’écart», raconte-t-il.

Concernant la Coupe du Monde, Raphinha reconnaît ressentir déjà une certaine pression émotionnelle à l’approche du tournoi. «Je suis très anxieux, mais seulement à l’approche de la Coupe du Monde. Par exemple, en ce moment, je suis anxieux, mais ce n’est pas la même chose qu’à 15 jours du coup d’envoi ou la veille du match d’ouverture. C’est simplement le trac normal lié à ce tournoi. On le ressent forcément parce qu’une Coupe du Monde est une Coupe du Monde ; il n’y a pas moyen de le banaliser. Cette anxiété, ce trac, sont naturels quel que soit notre niveau de jeu.», avoue-t-il.

Le joueur du Barça a également évoqué avec émotion ses souvenirs d’enfance liés au Mondial 2002 remporté par le Brésil, notamment avec sa grand-mère aujourd’hui disparue. «Je me souviens de la Coupe du Monde 2002, mais ce sont des souvenirs vagues. Ce sont surtout de très beaux souvenirs de ma grand-mère, aujourd’hui disparue, et de moi me levant en pleine nuit pour regarder les matchs du Brésil. Je ne me souviens plus des matchs en particulier. Bien sûr, je me souviens de la finale, mais le reste m’échappe. Ce dont je me souviens surtout, c’est de ma grand-mère qui me réveillait en pleine nuit pour regarder les matchs ensemble. C’est mon souvenir de ma première Coupe du Monde, qui, après avoir remporté le titre, m’a profondément marqué.», raconte-t-il.

Raphinha explique le traumatisme du Brésil en 2022

Raphinha a aussi confié combien la terrible élimination contre la Croatie lors de la Coupe du Monde 2022 l’avait profondément marqué. «C’était très douloureux, cette défaite a été terrible. Je me souviens que pendant plusieurs jours, je ne voulais pas quitter ma chambre, je ne voulais pas sortir du tout. C’est ma femme qui m’a forcé à sortir pour voir ma famille et mes amis. Personnellement, même en leur compagnie, je n’arrivais pas à me sortir de la tête. C’était comme si je refoulais tout ce que je ressentais. Je voulais juste rester dans ma chambre, essayer de comprendre ce qui m’arrivait et surmonter cette douleur, essayer de croire que ce n’était qu’un mauvais rêve et que je me réveillerais un jour à la Coupe du Monde pour avoir une autre chance. C’était terrible. Pendant des semaines et des mois, je repensais à cette Coupe du Monde pour le moindre détail. J’y pensais sans cesse. Nous avions tellement confiance en notre travail et en ce que nous faisions que nous n’avons jamais imaginé la défaite. Je crois que c’est ce qui a rendu la chose la plus difficile. Nous étions persuadés d’arriver et de gagner. Au final, c’était encore plus dur à cause de ça.», révèle-t-il.

Le Brésilien estime toutefois que cet échec a rendu la Seleção plus forte mentalement. «Pour cette Coupe du monde, je pense que le fait de savoir que nous pouvions perdre nous a permis d’être mieux préparés et plus attentifs à chaque match. On apprend bien plus des défaites que des victoires. La défaite contre la Croatie a été douloureuse, mais elle nous a apporté de précieux enseignements pour l’avenir.», affirme-t-il.

Enfin, Raphinha a tenu à calmer les fantasmes autour de la rivalité entre les joueurs du Barça et ceux du Real Madrid lorsqu’ils se retrouvent sous le maillot du Brésil. «Je ne l’ai jamais remarquée, du moins pas dans le cas de Vini et moi, ni de Rodrygo, Militão et Endrick. Quand on est en sélection, la rivalité entre clubs disparaît quasiment, car on sait qu’on est là pour défendre notre pays, peu importe où l’on joue. Je ne pense pas que ce soit forcé. Ce n’est pas une question de “je dois intégrer l’équipe nationale et faire abstraction de cette rivalité”. Non. C’est quelque chose qui se fait naturellement. On arrive au stage de préparation et on s’entend bien. Même pendant les Clásicos, on se respecte ; chacun défend son équipe avec tout ce qu’il peut, mais quand on est en sélection, la rivalité n’existe plus. On laisse les clubs de côté et on se concentre sur l’équipe nationale. Parfois, ça chauffe, oui, mais c’est normal. Si un Clásico n’était pas animé, ce ne serait pas un Clásico.», conclut-il.

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