- mai 21, 2026
- Par 7buts
- 38 min
- 0 Comments
Les confidences d’un ancien joueur du PSV après sa sortie de prison
Sorti de prison après avoir purgé une peine de 20 mois, Rai Vloet s’est exprimé sans détour sur son avenir et sur le drame qui a bouleversé sa vie. Condamné pour son implication dans un accident de la route ayant coûté la vie à Gio, un enfant de quatre ans, l’ex-joueur du PSV, de Frosinone et de Sint-Truiden tente aujourd’hui de se reconstruire tout en espérant retrouver les terrains.
L’accident, survenu en novembre 2021 sur l’autoroute néerlandaise A4 près de Hoofddorp, avait choqué les Pays-Bas. L’enquête avait conclu que le conducteur roulait sous l’emprise de l’alcool à très grande vitesse, autour de 200 km/h, sans tentative de freinage. L’affaire avait été aggravée par des déclarations initiales jugées mensongères de la part du joueur.
Dans une longue interview accordée au journal néerlandais Twentsche Courant Tubantia, Vloet a reconnu la gravité des faits et la douleur des proches de la victime. «Beaucoup de gens ne voudront pas me donner une seconde chance. Il suffit de taper mon nom sur Google pour voir cette histoire. C’est quelque chose que je dois accepter et avec lequel je dois faire face. Les parents sont les principales victimes. C’était une terrible erreur ce soir-là», a-t-il déclaré.
Conscient de l’hostilité que son retour peut susciter, il ne se fait guère d’illusions sur sa réputation dans le monde du football. «La possibilité d’avoir ou non une seconde chance dans le football était ma motivation. On dit souvent que tout le monde mérite une seconde chance, mais en pratique, ce n’est pas toujours vrai… Je pense qu’on se souviendra de moi comme de quelqu’un qui est revenu plus fort, même si j’ai commis une grosse erreur. Je suis resté fidèle à moi-même. Je n’ai jamais renoncé à mes rêves», a-t-il ajouté.
Malgré son envie de reprendre sa carrière, l’ancien attaquant se heurte à un mur : celui des clubs et des réactions potentielles des supporters et sponsors. «J’aimerais [rejouer], mais aucun entraîneur n’ose franchir le pas. Ceux à qui j’ai parlé me disent : « Rai, en tant que joueur, nous t’aurions immédiatement recruté, mais compte tenu des réactions des supporters, des sponsors, de la direction et des médias, nous ne voyons pas comment cela pourrait être possible »», a-t-il confié.
En prison, l’ancien milieu offensif a également expliqué avoir tout fait pour maintenir sa condition physique. «Je pensais que je pouvais rester assis à ne rien faire, ou que je pouvais essayer de faire en sorte que le temps ne soit pas complètement perdu, d’essayer de transformer la punition en quelque chose d’aussi positif que possible pour moi. Au début, on passe beaucoup de temps à trembler, allongé. C’est pour ça que je faisais beaucoup de pompes et que je travaillais mes jambes, ou alors je soulevais un panier à linge rempli de bouteilles d’eau. Comme ça, je pouvais muscler mes biceps», a-t-il raconté.
Il assure aussi avoir trouvé du soutien auprès d’autres détenus : «Dans la salle de sport, j’ai beaucoup discuté avec les autres détenus. Ils me disaient tous : « Continue, c’est ton point fort. » Ça m’a beaucoup motivé. Je veux vraiment terminer ma carrière sur une note positive, même si ce n’est pas impossible après la prison. Alors j’ai continué à m’entraîner et j’ai abordé les choses comme si quelque chose allait se produire. On n’oublie pas comment jouer au football. Normalement, j’aurais encore quatre ou cinq ans [de carrière] devant moi. Peut-être plus. Mon corps a eu besoin de repos, évidemment. Cela peut être un avantage»