- mai 25, 2026
- Par 7buts
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«Messi, Neymar, Suarez… c’était chaud !», Presnel Kimpembe raconte le match qui a changé sa vie
Pur produit du Paris Saint-Germain, Presnel Kimpembe garde en mémoire une multitude de moments marquants vécus sous le maillot parisien. Mais parmi tous les souvenirs de sa carrière, un match ressort au-dessus des autres : la démonstration historique face au FC Barcelone en février 2017.
Ce soir-là, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, le jeune défenseur de 21 ans est titularisé à la surprise générale par Unai Emery. Face à lui : l’attaque mythique composée de Lionel Messi, Neymar et Luis Suarez. Contre toute attente, le PSG écrase le Barça 4-0 dans ce qui reste encore aujourd’hui l’une des plus grandes soirées européennes du club. Dans un entretien accordé à Le Parisien, Kimpembe a raconté avec émotion les coulisses de cette soirée qui a bouleversé sa carrière.
«Le coach veut te voir»
À l’époque, le défenseur parisien ne s’attend pas à débuter une rencontre d’une telle importance. Dans son esprit, Emery devait plutôt repositionner Serge Aurier dans l’axe aux côtés de Marquinhos. «Au début, je ne savais pas que j’allais jouer. Je pensais que le coach (Unai Emery) allait mettre Serge Aurier dans l’axe avec Marqui. Mais je m’étais dit : bon, si Serge a un problème, peut-être que ça sera moi. Donc je commence à rêver du match. Et à force d’y penser toute la journée, la nuit on en rêve. Mais dans mon rêve le match n’était pas aussi bien que la réalité (rires). La veille, le soir, le team manager toque à la porte de chambre et me dit : le coach veut te voir. Je me dis : bon, s’il veut me voir, c’est que ça va être une bonne nouvelle. J’arrive dans sa chambre, je toque, il me dit : Rentre, assieds-toi. Comment tu te sens ? Bien. Tu veux jouer ? Oui. Eh bien demain tu vas jouer. Je n’ai pas montré d’expression. Je suis parti dans ma chambre et là, je me suis fait tous les films du monde. Je ne voulais pas le dire à ma famille, je ne voulais pas qu’ils expriment trop leur joie et que ça me mette la pression. Je voulais qu’ils aient la surprise.», raconte-t-il.
«Ce match m’a propulsé»
Le lendemain, le titi parisien vit l’une des soirées les plus intenses de sa vie face à l’armada offensive barcelonaise. «Messi, Neymar, Suarez… C’était chaud ! Mais Dieu merci, j’ai fait ce match qui était trop bien, poursuit l’ancien joueur du PSG, parti l’été dernier. J’avais des exigences, j’étais prêt. Mais le public ne me connaissait pas, tout le monde s’est dit : c’est qui ? Pourquoi on le met lui ? À l’arrivée, ça s’est bien passé. Ce match, c’était la propulsion la plus fulgurante possible. Il m’a mis sur le devant de la scène. J’ai assumé mon rôle et tout le monde a pu me connaître un peu plus.», confie-t-il.
Les blessures invisibles d’une carrière parisienne
Mais l’histoire entre Kimpembe et le PSG ne se résume pas uniquement aux exploits européens. L’international français est également revenu sur les épisodes les plus douloureux de sa carrière. Parmi eux, la rupture du tendon d’Achille survenue le 26 février 2023 lors d’un Classique contre l’Olympique de Marseille.
«Je jouais avec des douleurs depuis un moment. Mais quand un joueur n’était pas apte, je me tenais quand même prêt et je jouais, même si j’avais mal. J’ai pensé à l’équipe. Si j’avais pensé à moi, j’aurais arrêté. Je sentais que j’allais avoir un problème. Finalement, le tendon d’Achille se rompt en février 2023 face à l’OM. Je pousse un peu et ça pète… Tu as l’impression que quelqu’un vient de te tacler, alors qu’il n’y a personne derrière. Tu es presque surpris. Je comprends tout de suite que c’est grave. J’essayais de sprinter, mais je me sentais super lent. Je n’ai pas de regrets. J’ai fait le choix d’avoir accepté de jouer.», explique-t-il.
La nuit noire contre Manchester United
Autre traumatisme encore très présent dans sa mémoire : l’élimination contre Manchester United en huitième de finale de la Ligue des champions 2019.
Cette soirée reste associée à sa main dans la surface ayant provoqué le penalty décisif après intervention de la VAR. «Après Manchester, je ne me sens pas forcément coupable d’avoir commis la main qui provoque le pénalty. Ce n’était pas une main volontaire, la VAR venait d’être mise en place… Il fallait la rentabiliser, j’ai été victime de ça (il rigole). J’ai assumé mais je me suis vite senti seul. J’ai passé une grande partie de la nuit dans le noir à la maison. C’était une nouvelle élimination en 8e de finale, les supporters étaient mécontents, le club aussi… On était tous au fond du trou. J’ai été obligé de supprimer les réseaux sociaux de mon téléphone car j’étais confronté au cyberharcèlement. À ce moment-là, je me suis renfermé sur moi-même.», confie-t-il.