- juin 3, 2026
- Par 7buts
- 7 h
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EdF : Netflix riposte aux accusations de Raymond Domenech
Le documentaire consacré à l’affaire de Knysna 2010, diffusé par Netflix, continue de provoquer de fortes réactions. Au cœur de la polémique : l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Raymond Domenech, qui dénonce un traitement qu’il juge injuste et à charge.
Sorti le 13 mai, le film revient sur l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire des Bleus : la grève des joueurs lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. En acceptant de participer, Domenech affirme avoir livré un témoignage personnel, notamment à travers son journal intime. Mais la diffusion a rapidement déclenché une vague de critiques sur les réseaux sociaux, relançant un débat toujours sensible plus de 15 ans après les faits.
Domenech dénonce un traitement «à charge»
Très remonté, l’ancien sélectionneur estime avoir été trahi par le montage du documentaire. Dans ses déclarations, il accuse la production d’avoir déformé son propos et l’esprit du projet. «16 ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde. Je n’ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J’ai depuis longtemps abandonné l’aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenue une poubelle haineuse», a-t-il dénoncé, évoquant également une expérience qu’il juge «profondément injuste».
Il va plus loin, estimant que ses propos ont été utilisés sans nuance : «Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d’un moment. J’ai ouvert ma vie intime, celle d’un sélectionneur qui vit avec un groupe de joueurs des moments pas toujours simples […] Ces notes n’auraient jamais dû être publiées telles quelles. Les réalisateurs de ce documentaire ont préféré à l’investigation et à la rigueur, le souffre et la malhonnêteté […] Je peux être frondeur parfois, provocateur, souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant. Je tiens ici à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n’ont d’égal que son absence de déontologie. Il n’honore ni le football, ni le journalisme», a-t-il ajouté, regrettant une absence de recul et de neutralité.
Netflix défend son travail
Face à ces accusations, Netflix France a répondu par la voix de sa directrice des documentaires, Dolores Émile. Selon elle, le montage respecte fidèlement les propos tenus par Domenech lors des interviews. Elle affirme notamment que l’ancien sélectionneur n’a exprimé aucun regret lors des échanges avec la production.
«Je pense qu’il ne s’attendait pas à ce que le public réagisse autant par rapport à l’injustice de l’exclusion de Nicolas Anelka. On l’a réinterrogé plusieurs fois, on lui a demandé s’il avait des regrets sur certains éléments. Raymond Domenech n’en a pas exprimé. On a retranscrit ça à l’écran sans triche. C’est pour ça qu’à certains moments, on a gardé les questions des journalistes. C’était très important, quand on lui demande pourquoi est-ce qu’il n’a pas demandé ce que Nicolas Anelka lui a dit dans le vestiaire, de garder le passage dans son intégralité. Pour ne pas qu’on puisse nous dire : « C’est du montage »», explique-t-elle.