- juin 3, 2026
- Par 7buts
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Didier Deschamps pose une limite claire avant de quitter les Bleus
À l’approche de son ultime compétition à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps a déjà tracé une ligne rouge très claire : contrairement à Raymond Domenech, il ne compte dévoiler aucun secret du vestiaire des Bleus une fois son mandat terminé. Alors que la Coupe du monde 2026 marquera la fin de son aventure comme sélectionneur national, Deschamps a profité d’un entretien accordé à France Inter pour évoquer la question de l’héritage, de la mémoire et des confidences accumulées au fil de ses années à la tête des Bleus. Un sujet particulièrement sensible au moment où le documentaire consacré au fiasco de Knysna, diffusé sur Netflix, suscite une vive polémique.
Deschamps ferme la porte aux révélations
Le sélectionneur français, dont le contrat prendra fin le 31 juillet 2026, a affirmé qu’il n’avait aucune intention de publier des notes ou des souvenirs détaillés de son expérience avec l’équipe de France. «Mon carnet de bord, vous ne l’aurez pas. Si j’en ai un ? Dans ma tête, mais personne ne peut rentrer. Knysna ? Je n’étais pas là. Si j’ai regardé le documentaire sur Netflix ? On m’en a parlé. Ce sont toujours des versions, mais il n’y a qu’une vérité. C’est le moment où l’équipe de France a touché le fond. Pire que ça, on ne pouvait pas. Il y a eu un avant et un après, forcément… comme moi j’ai connu. Je n’ai pas toujours été du bon côté comme le fait de ne pas participer à la Coupe du monde (1994). Les Etats-Unis, j’ai regardé à la télé. Mon carnet de bord ? Dans la confiance que les joueurs m’accordent – j’ai des discussions privées avec eux sur leur vie personnelle – ils savent très bien que ça ne sortira pas», a-t-il déclaré avec fermeté.
Domenech se sent «trahi» par le documentaire Netflix
L’ancien sélectionneur avait accepté d’ouvrir ses archives personnelles aux réalisateurs du documentaire consacré à la Coupe du monde 2010. Son fameux carnet de bord, contenant ses réflexions et ses notes de l’époque, a servi de matière première à la production. Mais après la diffusion du film, Domenech a exprimé une profonde colère. Selon lui, le projet qui devait permettre une analyse sereine des événements de Knysna s’est transformé en attaque personnelle.
«16 ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde. Je n’ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J’ai depuis longtemps abandonné l’aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenue une poubelle haineuse», a-t-il dénoncé.
Il va plus loin, estimant que ses propos ont été utilisés sans nuance : «Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d’un moment. J’ai ouvert ma vie intime, celle d’un sélectionneur qui vit avec un groupe de joueurs des moments pas toujours simples […] Ces notes n’auraient jamais dû être publiées telles quelles. Les réalisateurs de ce documentaire ont préféré à l’investigation et à la rigueur, le souffre et la malhonnêteté […] Je peux être frondeur parfois, provocateur, souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant. Je tiens ici à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n’ont d’égal que son absence de déontologie. Il n’honore ni le football, ni le journalisme», a-t-il ajouté.