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Real Madrid : Enrique Riquelme promet Haaland et s’attaque à Florentino Pérez

À quelques jours de l’élection présidentielle du Real Madrid prévue le 7 juin, Enrique Riquelme a frappé un grand coup médiatique lors de son passage dans l’émission espagnole El Hormiguero. Le candidat à la présidence du club madrilène a multiplié les annonces spectaculaires, promettant notamment l’arrivée d’Erling Haaland, tout en s’attaquant frontalement à Florentino Pérez et à sa vision de l’avenir du club.

Cependant, la bombe d’hier soir a rapidement été désamorcée. Quelques heures après l’annonce, Rafaela Pimenta et Alfie Haaland, respectivement agente et père de l’attaquant norvégien, ont publié un communiqué sans ambiguïté : «C’était amusant, mais faux. Nous souhaitons bonne chance aux deux candidats pour les élections du Real Madrid.» Selon plusieurs médias espagnols, Manchester City doit également publier une déclaration officielle afin de clarifier la situation entourant son attaquant vedette.

Une promesse notariale pour convaincre les socios

Lors de son intervention, Riquelme a expliqué avoir fait authentifier plusieurs engagements devant notaire afin de renforcer sa crédibilité auprès des membres du club. «J’ai promis de faire notarier que si je deviens président, rien du club ne sera vendu ; il appartiendra à ses membres. De plus, je n’ai pas l’expérience de Florentino ; je n’ai jamais été président. C’est pourquoi je m’engage à signer une garantie personnelle notariée pour les deux joueurs que j’ai annoncés. Si je ne tiens pas cette promesse, je prendrai en charge l’intégralité des cotisations des 100 000 membres du Real Madrid. Haaland a une clause dans son contrat et souhaite rejoindre le Real Madrid.», a-t-il confié. L’homme d’affaires a également rappelé plusieurs points forts de son programme : la protection du statut associatif du club, la construction d’une «Cité des Membres» à Valdebebas et une réduction de 50 % des cotisations jusqu’à ce que le Real Madrid remporte à nouveau la Ligue des champions.

Des débuts difficiles avant de bâtir un empire

Au cours de l’émission, Riquelme est revenu sur son parcours personnel et les difficultés rencontrées avant de connaître le succès dans le monde des affaires. «Je ne suis pas mexicain, je viens d’Alicante. En 2008 et 2009, pendant la crise, ma famille vendait du béton. Les ventes étaient au ralenti, alors j’ai décidé de me lancer en Amérique latine. Je suis parti au Panama, et c’est là que tout a commencé. C’était une opportunité, le bon moment. J’étais sur le point d’abandonner, mais il fallait se battre jusqu’au bout, comme le Real Madrid. J’ai même dû mettre ma montre en gage, ce qui m’a rapporté 220 dollars. Douze jours plus tard, après avoir été payé, je suis allé la récupérer.», a-t-il raconté.

«La vente du club est une ligne rouge»

L’un des principaux axes de sa campagne concerne l’avenir institutionnel du Real Madrid. Riquelme affirme avoir fait part de ses inquiétudes à Florentino Pérez dès la fin de l’année 2024. «C’est une opportunité. J’ai toujours voulu aider le Real Madrid en coulisses ; c’est stimulant. Je flirtais avec le Real Madrid depuis un certain temps, mais je ne concurrençais pas le président actuel. Il faut reconnaître son héritage, mais je ne suis pas d’accord avec tout. Je lui ai dit en décembre 2024 que la vente du club était une ligne rouge pour moi.», a-t-il déclaré.

Avant de poursuivre : «Il va devoir s’expliquer clairement ; ce n’est pas nécessaire. Quand on n’a aucune opposition pendant 20 ans, on peut commencer à croire que le club nous appartient. Lundi, il a annoncé la vente du club, et nous avons été fermes sur ce point. Et aujourd’hui, il va chez le notaire pour déclarer que le club appartiendra à ses membres. Je pensais que c’était une manœuvre politique… Cette candidature prenait une tournure étrange. Je prends un engagement : si je suis élu président, le club appartiendra à ses membres. C’est un référendum sur la vente ou non du Real Madrid. Alors, allez-y et votez !»

Des attaques contre le FC Barcelone

Riquelme n’a pas hésité à évoquer le rival historique du Real Madrid, lançant une déclaration qui risque de faire réagir en Catalogne. «Au Barça, il arrive qu’ils jouent à douze, l’arbitre le dit… C’est de notoriété publique. Au début, Florentino est resté silencieux sur l’affaire Negreira car il ne s’intéressait qu’à la Super League. Et ils l’ont aidé à obtenir près de 400 millions d’euros de levier pour sauver le club. Et ils viennent de nous battre pour deux titres de champion. C’est un fait, j’aurais adoré en discuter avec Florentino. Mais ce n’était pas possible. Je le respecterai toujours, même s’il a lancé une campagne de diffamation contre moi. Nous nous rapprocherons une fois la saison terminée. Nous nous respecterons toujours.», a-t-il lâché.

Mourinho ne fait pas partie de son projet

Alors que Florentino Pérez a annoncé le retour de José Mourinho sur le banc madrilène, Riquelme affirme avoir une autre vision sportive. «Il ne correspond pas à notre projet. J’ai un autre entraîneur en tête. Les arrivées de Raúl et Hierro (qui, selon lui, sont ses idoles d’enfance) ont tout changé ; ce sont des supporters du Real Madrid, pas de Riquelme. Et quel que soit leur choix, ils ne laisseront personne nuire au Real Madrid. Ils sont les mieux placés.» Avant d’ajouter : «Si vous me donnez deux jours, nous annoncerons le nom de l’entraîneur… Je pense que c’est celui que tous les supporters madrilènes souhaitent voir entraîner le Real. J’espère l’annoncer vendredi ou samedi.» Après Haaland, Riquelme a également évoqué un autre renfort de premier plan. «C’est un grand joueur, Ballon d’Or, à un poste que le Real Madrid a besoin de renforcer. Si je suis président, Rodri jouera pour le Real Madrid, malgré tout le respect que je dois à Manchester City.»

«Le président ne peut pas dicter la composition des équipes»

Interrogé sur sa future manière de gouverner le club, le candidat a défendu une vision plus institutionnelle de la présidence. «Je suis convaincu qu’il faut placer les bonnes personnes aux bons postes, que les questions financières sont saines et que la transparence est essentielle… La décision finale revient au président, mais il faut le laisser travailler sans interférer dans la composition des équipes.» Puis il a précisé : «Le président ne peut pas dicter la composition des équipes. Quant aux joueurs, il n’y a pas d’autre interaction que le déjeuner de Noël ; il ne devrait y en avoir aucune.»

Sa réponse aux accusations de Florentino Pérez

Enfin, Riquelme a répondu aux critiques selon lesquelles il chercherait à utiliser le Real Madrid pour favoriser ses propres entreprises. «Je viens avec une fortune déjà constituée ; mes affaires sont d’une toute autre nature, elles relèvent entièrement du secteur privé. Notre problème, c’est que nous avons beaucoup plus de projets que nous ne pouvons en gérer.» Il assure qu’en cas de victoire, il s’éloignerait de ses activités professionnelles : «Si je deviens président, je prendrai probablement du recul par rapport à mon groupe ; je l’ai déjà annoncé pour 2021, et Cox est prêt. Je me concentrerais alors à 100 % sur le Real Madrid.» Enfin, il a conclu sur la question sensible du sponsoring du stade Santiago Bernabéu : «Je pense que cela blesserait beaucoup les membres. Ils ont déjà retiré le Santiago… Avant de vendre le club, s’il y a des offres importantes pour sponsoriser le Bernabéu, ce ne serait pas une décision que je prendrais, mais j’organiserais plutôt un référendum pour que tous les membres puissent voter.»

7buts

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