- juin 4, 2026
- Par 7buts
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Mondial 2026 : les avertissements sur Cristiano Ronaldo et le Portugal
À l’approche de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la légende portugaise Cristiano Ronaldo continue d’occuper une place centrale dans les discussions autour de la sélection nationale. À 41 ans, le quintuple Ballon d’Or s’apprête à disputer un tournoi qui pourrait marquer l’un des derniers grands chapitres de sa carrière internationale. Dans un entretien accordé à l’agence Lusa, l’ancien dirigeant de la Fédération portugaise de football, Carlos Godinho, a livré une analyse à la fois prudente et admirative du parcours du capitaine portugais.
Selon Carlos Godinho, cette édition du Mondial sera particulièrement éprouvante en raison de son format et de ses conditions logistiques. «La Coupe du monde sera difficile, tant à cause des matchs que de la fatigue qu’ils engendreront. Le changement de continent est un désavantage, comme ce sera le cas pour les autres pays sur d’autres continents. Les équipes les plus fortes comptent des joueurs engagés dans les grands championnats de clubs et arrivent fatigués, ce qui est aggravé par les longs déplacements, les changements de calendrier et le climat, autant de facteurs qui influencent les performances. Une préparation minutieuse est indispensable ; il est beaucoup plus difficile de jouer aux États-Unis qu’en Allemagne», a-t-il expliqué.
Un Portugal ambitieux mais mesuré
Malgré la richesse de l’effectif portugais, Godinho refuse de placer la Seleção parmi les favoris incontestables du tournoi. «Nous sommes un petit pays confronté à des difficultés, mais nous avons d’excellents joueurs et entraîneurs, et un jour, cela arrivera. Le Portugal a tous les atouts pour y parvenir, mais cela dépend de nombreux facteurs qui influencent la performance. Nous verrons comment nous aborderons les premiers matchs et si, au fil de la compétition, nous devenons favoris. C’est une Coupe du monde difficile, et ce sont les petits détails qui feront la différence», a-t-il déclaré avec conviction.
Pour lui, le véritable verdict ne pourra être posé qu’au fil de la compétition, en fonction des premiers résultats et de la dynamique collective. «Le premier match est toujours crucial. En 2002, nous avons perdu contre les États-Unis lors de ce premier match, et ce fut difficile. En 2006, nous avons battu l’Angola, mais le premier match a un impact, car il peut créer une dynamique positive. Tout dépend de l’état d’esprit, de la fatigue et de la mentalité, mais je suis convaincu qu’avec les joueurs et les capacités d’organisation, nous pouvons y arriver. Cependant, il est prématuré de dire que nous allons gagner», a rappelé Godinho. Le Portugal débutera son parcours dans le groupe K face à la République démocratique du Congo, avant d’affronter l’Ouzbékistan et la Colombie, un calendrier déjà jugé décisif pour la suite du tournoi.
Cristiano Ronaldo, un héritage vivant de la Seleção
Au cœur de cette analyse, Godinho a tenu à revenir sur son lien ancien avec Cristiano Ronaldo, qu’il a vu grandir au sein de la sélection portugaise. «Travailler avec Cristiano n’a pas été difficile. Ronaldo a fait ses débuts à 18 ans en jouant pour le Kazakhstan à Chaves, mais il a pu compter sur un groupe de joueurs comme Fernando Couto, Figo et Rui Costa, entre autres, qui l’ont beaucoup aidé à comprendre l’importance du lieu où il se trouvait. Il était déjà extraordinaire à cet âge-là, mais il a beaucoup appris des joueurs plus âgés. Je me souviens même qu’ils lui montraient de petits gestes et actions, et il a rapidement assimilé la mentalité de gagnant. Il a intégré un groupe de joueurs expérimentés et extrêmement talentueux», raconte-t-il.
À 41 ans, Ronaldo s’apprête à disputer sa sixième Coupe du monde, un record absolu qui illustre une longévité hors normes. Pourtant, un objectif demeure inachevé : soulever le trophée mondial avec le Portugal. Godinho garde l’espoir de voir cette histoire s’écrire jusqu’au bout : «Espérons qu’il soit en état de prendre sa retraite – je ne sais pas quand, mais le corps n’est pas éternel – avec un titre de cette envergure. Mais il faut bien comprendre que ce ne sera pas facile pour le Portugal et les autres équipes européennes. Jouant dans trois pays, avec des joueurs aguerris, ceux qui sont là doivent savoir gérer ces difficultés, d’autant plus que c’est loin», confie-t-il.