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Frank Leboeuf : «J’ai vécu le chaos à Marseille», ses confidences fortes

Né à Marseille, Frank Leboeuf a grandi avec les grandes heures de l’Olympique de Marseille du début des années 90. Mais lorsqu’il rejoint le club phocéen en 2001, l’ancien champion du monde découvre une réalité bien différente de celle de son enfance. Après un passage très réussi à Chelsea, où il remporte plusieurs trophées majeurs, Leboeuf choisit de revenir en France pour des raisons à la fois personnelles et sportives.

Dans une interview accordée à Flashscore, l’ancien défenseur explique notamment avoir voulu se rapprocher de son père malade, tout en constatant que son avenir à Chelsea s’assombrissait. «Je suis revenu à Marseille parce que c’est la ville où je suis né et que mon père était malade. Il avait un cancer, donc je voulais me rapprocher de lui. Et en plus, j’ai senti que M. Claudio Ranieri avait fait son choix et ne voulait plus me faire jouer, préférant lancer John Terry. Ce qui était une très bonne idée pour le football anglais, pour Chelsea. Je n’ai aucun regret ni aucune amertume. Je pense que c’était juste. Donc j’ai dit que mon temps était terminé. Et quand Bernard Tapie m’a appelé pour me dire qu’il voulait que je sois capitaine de Marseille, c’était un honneur», a-t-il révélé.

Un OM instable et en pleine turbulence

Mais une fois sur place, la réalité est bien différente de ses attentes. Leboeuf décrit un club en pleine instabilité, marqué par des changements incessants : «Je me suis dit, voyons voir. Je ne voulais pas jouer pour un autre club anglais que Chelsea. Donc j’ai décidé d’y aller. Marseille était un vrai bazar. Ce n’était pas le Marseille que tout le monde avait connu au début des années 90. Mais ce n’était pas le cas pour Marseille. J’ai rencontré mon entraîneur un jour avant l’entraînement et il m’a dit : “Je suis très content de t’avoir.” Et après l’entraînement, il m’a dit : “Au revoir, j’ai été ravi de t’avoir.” C’est une histoire vraie. Il m’a dit au revoir, il a été limogé après deux heures d’entraînement. Et je crois que j’ai eu cinq entraîneurs en deux ans. Et trois présidents. Donc c’était vraiment le chaos. Et l’ambiance était folle quand on gagnait des matchs. Quand on a gagné le Clásico contre Paris Saint-Germain, 1-0, c’était incroyable. Mais la pression était inconfortable, je dirais. Construire quelque chose avec de la confiance, de la sérénité, c’était quasiment impossible car l’ambiance est trop forte et la pression des supporters est trop forte», a-t-il confié.

Pour rappel, Frank Leboeuf a eu une carrière de footballeur couronnée de succès en équipe nationale avec la Coupe du monde, l’Euro et la Coupe des confédérations entre 1998 et 2001. En club, l’ex-défenseur avait remporté la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes, la Supercoupe de l’UEFA, la Coupe d’Angleterre et la Coupe de la Ligue avec les Blues.

7buts

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