- juillet 1, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
- 5 h
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L’incroyable déclaration de Lamine Yamal
À deux jours du 16e de finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Autriche, Lamine Yamal a affiché une grande confiance en l’avenir de la sélection espagnole, se disant convaincu que son équipe peut aller jusqu’au bout dans la compétition. L’ailier du FC Barcelone s’est également permis une sortie taquine à l’égard de son compatriote Marc Cucurella.
Invité de la radio COPE et cité par le journal Marca, le jeune international espagnol a d’abord tenu à rassurer sur son état physique après une récente blessure. «Je suis tout à fait prêt à disputer les 90 minutes ce jeudi.», a-t-il affirmé. Interrogé sur les performances en dents de scie de la sélection espagnole et les comparaisons avec le dernier Euro, Yamal a répondu avec une vision très directe du football moderne, centrée sur l’efficacité plutôt que la forme.
«Quel est notre niveau actuel ? Est-ce le même que lors de l’Euro ? La vérité, c’est que j’ai souvent très bien joué et que je suis rentré chez moi les mains vides. L’essentiel dans le football, c’est de gagner ; si tu joues bien, tu rentres dans ta chambre heureux, mais si tu perds, tu rentres triste. Nous pouvons encore monter en puissance et nous valons mieux que ce que nous avons montré jusqu’ici, mais que préférez-vous ? Jouer à la manière des Pays-Bas et rentrer chez vous après l’élimination, ou jouer comme le Paraguay et savourer la qualification dans votre chambre ?», a-t-il expliqué.
Le jeune ailier a également évoqué son retour récent après blessure, marqué notamment par un but contre l’Arabie saoudite, un moment qu’il considère comme particulièrement fort sur le plan émotionnel. «J’ai ressenti une joie immense, je n’avais jamais éprouvé une telle joie auparavant. La Coupe du monde est une compétition totalement différente de tout le reste, et j’étais très heureux de pouvoir rejouer. Lorsque je participe à une compétition, j’y entre toujours avec l’intention de remporter le titre, et c’est pour cette raison que je pense que je vais remporter la Coupe du monde cette année.»
Confiant dans les capacités de la Roja, Yamal insiste sur la progression collective de son équipe, qu’il estime prête à monter en puissance au moment décisif. «Nous savons tous que nous pouvons donner le meilleur de nous-mêmes, mais nous avançons pas à pas jusqu’à atteindre notre plein potentiel. Tout le monde est en bonne forme physique, et nous devons croire en nos moyens car les moments décisifs ont désormais commencé ; tout ce que nous avons fait jusqu’à présent n’a plus aucune valeur, et si nous jouons bien à l’avenir, personne ne se souviendra de ce qui s’est passé au début.»
Connu pour son caractère assumé, le joueur du Barça affirme ne pas se laisser perturber par les critiques, même s’il reconnaît y être exposé en raison de son statut. «Je suis parfaitement conscient d’être le joueur qui suscite le plus d’enthousiasme et qui peut faire basculer un match. La pression ne se fait sentir que lorsque l’on n’est pas capable de faire ce qu’on attend de soi, mais moi, j’en suis capable.»
Sur les sifflets et la pression du public, Yamal relativise en se comparant aux plus grandes stars du football mondial. «Je ne suis pas un joueur comme Pedri, que tout le monde adore. Peu importe la façon dont je célèbre avec mes coéquipiers, je serai détesté par beaucoup et aimé par beaucoup d’autres. Même Messi et Cristiano Ronaldo ont toujours été sifflés ; je l’accepte, c’est ça le football.» Enfin, Yamal a évoqué les révélations de la compétition et s’est permis une sortie taquine concernant son coéquipier Marc Cucurella, dans l’éventualité d’un transfert au Real Madrid. «Je lui ai déjà dit qu’il serait titulaire dès le premier jour, et c’est tout, parce que je vais le dévorer tout cru sur le terrain.», a-t-il conclu.
