- juillet 1, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
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Les révélations surprenantes de Pedri sur Lamine Yamal
Le milieu de terrain du FC Barcelone et de la sélection espagnole Pedri a tenu à répondre aux critiques entourant les performances de la équipe d’Espagne de football, qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 malgré un premier tour jugé insuffisamment convaincant.
Sous la direction de Luis de la Fuente, la Roja a pourtant réalisé un parcours solide sur le plan comptable : un nul initial (0-0 contre le Cap-Vert), suivi d’un succès 4-0 face à l’Arabie saoudite puis d’une victoire 1-0 contre l’Uruguay. Des résultats qui n’ont cependant pas empêché certaines critiques sur le contenu du jeu.
Face à ce climat, Pedri a choisi l’humour pour désamorcer les polémiques : «On dirait qu’on a perdu les trois matchs, vu que les gens disent que personne ne joue bien. Nous allons bien. Nous attendons avec impatience les huitièmes de finale et souhaitons continuer à progresser. Nous avons encore une marge de progression pour atteindre notre meilleur niveau. Ce fut un match difficile, marqué par de nombreux tacles et coups. Nous savions que ce serait un match intense. Deux de nos joueurs, Pino et Nico Williams, étaient absents, et nous espérons qu’ils se rétabliront rapidement pour nous aider», a-t-il déclaré en riant.
Le joueur de 23 ans est également revenu sur l’émergence fulgurante de son jeune coéquipier Lamine Yamal, véritable révélation du football mondial. «Je le trouve en forme, motivé, très intelligent, très rapide et très mûr. Il veut juste prendre du plaisir. Ce qu’il vit dépasse de loin ce que j’ai vécu, c’est bien plus grand. Je le trouve très mûr, très serein. Son seul objectif est de jouer et de prendre du plaisir. Il adore les grands matchs, il ne cache pas ses émotions, et c’est exactement ce qu’il doit faire : profiter du football et de sa vie qui a basculé en un instant, s’adapter à sa nouvelle réalité et en savourer chaque instant», a expliqué Pedri, admiratif.
Le milieu du FC Barcelone a aussi évoqué son propre parcours, marqué par une longue absence lors de l’Euro 2024 à cause d’une blessure. Une période difficile qui a transformé sa manière de voir le football. «J’ai dû vivre cette expérience d’une manière que je n’aurais pas souhaitée, mais c’est ça, le football. Une blessure m’a écarté des terrains. J’abordais cette dernière phase avec une envie immense d’aller jusqu’au bout, et j’espère que cette Coupe du monde se terminera avec moi sur le terrain. On apprend de chaque blessure. Regarder le foot depuis l’extérieur est très différent d’être sur le terrain. On prend le temps d’analyser les performances de l’équipe, ce qui n’est pas toujours évident de l’intérieur. J’ai trouvé une méthode d’entraînement plus adaptée, avec des sangles de résistance et des exercices d’étirement…», a-t-il confié. Enfin, Pedri a insisté sur l’importance de l’esprit collectif, hérité de son enfance : «Quand j’étais petit, mon père m’a dit : “Si les choses ne se passent pas bien, rejoins l’équipe.” C’est ce que j’essaie de faire. Bien sûr, il faut utiliser sa tête sur le terrain, mais j’essaie de jouer pour l’équipe.»
