Le choc causé par le décès tragique de Diogo Jota et de son frère André Silva sur une autoroute espagnole cette semaine continue de secouer l’opinion publique. Tandis que la version des autorités espagnoles pointe un excès de vitesse comme cause principale du drame, deux témoins directs apportent un tout autre éclairage.
La Guardia Civil affirme que l’international portugais était au volant du véhicule, lancé bien au-delà de la limitation de 120 km/h. Une hypothèse qui commence à vaciller après les déclarations de deux routiers présents sur les lieux de l’accident.
«Ils roulaient tranquillement»
José Azevedo, chauffeur de camion, a filmé les premières images du véhicule en flammes. Interrogé par Marca, il a livré un témoignage émouvant : «J’ai filmé, je me suis arrêté, mais je ne pouvais plus rien faire. J’ai la conscience tranquille. Je ne savais pas qui était dedans. Mes condoléances à leur famille», a-t-il déclaré.
Mais surtout, il dément l’excès de vitesse : «La famille a ma parole qu’ils ne circulaient pas en excès de vitesse. J’ai pu voir la marque et la couleur de la voiture quand ils m’ont dépassé. Ils roulaient tranquillement. Je passe par cette route tous les jours, du lundi au samedi, je connais la route, j’ai vu de vraies folies faites par d’autres voitures, mais eux roulaient tranquillement», a-t-il conclu.
Une route déjà pointée du doigt
Un second témoin, José Aleixo Duarte, s’est exprimé dans Correio da Manhã. Lui aussi, routier habitué de cette portion de l’autoroute A-52, affirme que les deux frères «roulaient à vitesse modérée». Il met en cause l’infrastructure routière : «Cette autoroute est en mauvais état.»
Ce témoignage corrobore les déclarations des autorités portugaises, qui avaient déjà alerté sur la dangerosité de cette portion de route, théâtre d’autres accidents ces derniers mois.