Sepp Blatter désigne déjà la successeure idéale de Gianni Infantino à la tête de la FIFA

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L’avenir de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA continue d’alimenter les débats. Fragilisé par la vive polémique autour de son projet, finalement abandonné, de céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, le dirigeant italo-suisse fait l’objet de nombreuses critiques.

Parmi les voix les plus sévères figure celle de son prédécesseur, Sepp Blatter. L’ancien président de la FIFA ne s’est pas contenté de remettre en cause la gouvernance d’Infantino : il a également avancé le nom de celle qu’il considère comme la candidate idéale pour prendre les rênes du football mondial.

Sepp Blatter mise sur Lise Klaveness

Dans un message publié sur le réseau social X, Sepp Blatter a affiché son soutien à Lise Klaveness, actuelle présidente de la Fédération norvégienne de football. Pour l’ancien patron de la FIFA, la dirigeante norvégienne possède les qualités nécessaires pour succéder à Gianni Infantino. «Lise Klaveness mérite le plus grand respect. Elle était la seule à toujours prendre position clairement et à ne pas suivre le courant dominant. Et à la FIFA, le moment est venu pour une femme de prendre les rênes», a écrit Blatter. Une prise de position qui intervient alors que plusieurs fédérations et dirigeants du football remettent en question le leadership de Gianni Infantino après les récentes controverses.

Blatter avait déjà attaqué Infantino

Ce n’est pas la première fois que Sepp Blatter critique ouvertement son successeur. La semaine précédente, il avait dénoncé la proximité entre Gianni Infantino et le président américain Donald Trump. «La relation étroite entre le président de la FIFA et le président américain a atteint une dimension financière qui nuit profondément au football. Personne n’a le droit de vendre notre sport», avait-il déclaré.

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L’ancien dirigeant suisse avait également mis en garde contre les conséquences d’une ouverture du football mondial aux investisseurs privés. «La FIFA n’est pas un fonds de capital-risque. C’est une association dotée de statuts, de règlements et d’une responsabilité fiduciaire visant à protéger le football dans le monde entier. Si nous vendons les joyaux de la couronne du football à des investisseurs privés, nous vendons aussi une partie de ce sport, et surtout son âme. L’argent est important, mais il ne doit jamais devenir la seule chose qui compte», avait-il ajouté.

Deux femmes citées pour défier Infantino

Selon les informations de la presse internationale, plusieurs responsables européens souhaiteraient désormais voir une femme briguer la présidence de la FIFA. Le média américain The Athletic affirme que deux dirigeantes ont joué un rôle majeur lors de la réunion d’urgence organisée récemment par l’UEFA pour évoquer la crise traversée par la FIFA.

Outre Lise Klaveness, le nom de Laura McAllister revient avec insistance. Vice-présidente de l’UEFA depuis avril 2023 et représentante du Pays de Galles au sein de l’instance européenne, elle est également considérée comme une personnalité influente du football continental. Alors que Gianni Infantino traverse l’une des périodes les plus délicates de son mandat, les appels à un changement de gouvernance se multiplient. Reste à savoir si ces critiques déboucheront sur une véritable candidature capable de remettre en cause son avenir à la tête de la FIFA.

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