À quelques heures d’un premier Olympico au Groupama Stadium dimanche soir, Roberto De Zerbi s’est de nouveau exprimé sur la situation d’Adrien Rabiot. Mis à l’écart depuis son altercation avec Jonathan Rowe lors de la 1ère journée de Ligue 1 à Rennes (0-1), le milieu de terrain de 30 ans n’a toujours pas trouvé de point de chute, alors que le mercato se clôturera dans trois jours. Courtisé par l’AC Milan, Tottenham ou encore Aston Villa, Rabiot n’exclut pas non plus de poursuivre l’aventure à Marseille.
La porte n’est pas fermée
Pablo Longoria avait déjà ouvert la voie à un possible retournement de situation en expliquant que «la porte de son bureau était toujours ouverte» pour Rabiot. Une ligne de conduite confirmée par son entraîneur. De Zerbi, en conférence de presse, a tenu à clarifier sa position.
«Je lui ai conseillé d’aller au club et de s’excuser après les paroles de son entourage, elles ont été amplifiées, rembobine l’Italien. Cela n’a pas été correct envers le groupe, ses coéquipiers et le club. Ce sont les seuls conseils que je lui ai donnés, je n’ai rien poussé pour mettre des choses l’un contre l’autre. Moi, je dois réagir vis-à-vis de son comportement et uniquement là-dessus, pas de son entourage. Je lui ai donné ce conseil, il ne l’a pas encore suivi. Maintenant, c’est entre lui et le club, ce sera sa décision, ça ne me regarde plus», a expliqué l’Italien.
Le poids de l’entourage
De Zerbi a par ailleurs rappelé que la responsabilité de la crise actuelle ne reposait pas uniquement sur le joueur. Selon lui, l’influence de Véronique Rabiot et certaines déclarations médiatiques de l’entourage du milieu français ont considérablement envenimé la situation. Conscient de la réputation de la mère-agent, le technicien italien attend désormais de son joueur un geste d’apaisement et une preuve de maturité.
De Zerbi prône l’humilité
Pour le coach olympien, tout n’est pas perdu. «On était déçus après Rennes, c’est normal… deux coéquipiers mis à l’écart, beaucoup de déception sur comment la situation a dégénéré. Ce n’était pas à cause de nous. Mais je pense aussi et je le répète, si on a envie de faire un pas en arrière avec humilité comme je l’ai suggéré avec Adrien, les choses peuvent se reconstruire. Si les gens sont tenus par leur ego et leur fierté, alors je ne sais pas», a-t-il poursuivi.
Le technicien rappelle également qu’il est en phase avec ses dirigeants : «Quand je parlais de ‘tendre la main’ après Paris, je parlais de Rabiot et ce n’était pas contre le club. Mehdi (Benatia) et Pablo (Longoria) étaient d’accords.»
Visiblement agacé par l’ampleur prise par cette affaire, De Zerbi a conclu en mettant de la distance. «Je n’ai pas été déçu, ni parlé avec lui. Je suis l’entraineur de l’OM, je dois gagner de matchs. Je dois être juste, je ne suis ni un ami, ni un ennemi. Je pense que l’équipe souffre à partir du moment où chacun fait ce qu’il veut. La décision du club a été dans la direction de faire respecter les règles. Je ne pense pas que de la part du club les mots ont été trop forts. Je pensais que c’était une situation temporaire, et qu’elle était récupérable. Je ne crois pas qu’au sein de l’OM, il y a eu des mots forts. Personne n’a utilisé de mots moches, incorrects, vis-à-vis des autres. Moi, je fais l’entraîneur. À l’intérieur du vestiaire, je dois avoir une certaine voix. Moi, j’ai envie de jouer mon rôle d’entraîneur, mais dans mon vestiaire. Car sinon ce n’est pas moi le bon entraîneur», a-t-il conclu.