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Les coulisses du licenciement de Mourinho révélées par le président de Fenerbahçe

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Quatorze mois après son arrivée en grande pompe à Istanbul, José Mourinho a quitté Fenerbahçe par la petite porte. Éliminé en barrage de Ligue des champions contre Benfica, l’entraîneur portugais a été remercié par la direction du club turc. Ce dimanche, le président Ali Koç a rompu son silence et expliqué les raisons d’une décision qu’il qualifie lui-même de «très difficile».

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«Ce fut un adieu doux-amer. Notre alchimie était parfaite. Ses succès sont incontestables. Le simple fait de pouvoir l’amener ici était un immense accomplissement. Surtout, c’était difficile de me séparer d’un ami. Nous savions que notre entraîneur jouerait défensivement lorsque nous l’avons recruté, mais à la fin de la saison dernière, nous avons discuté de la nécessité de jouer de manière plus dominante. Notre ADN est de marquer 99 buts et d’obtenir 99 points», a déclaré Ali Koç dans des propos relayés par Fanatik.

S’il reconnaît la valeur du Special One, le président du club stambouliote souligne que les attentes n’ont pas été respectées : «Être éliminé par Benfica n’était pas un problème, mais la manière dont nous avons été éliminés était inacceptable. J’avais l’impression que le style de jeu de l’année dernière allait perdurer. Nous avons résilié notre contrat car nous pensions que cette équipe pouvait mieux jouer.», a-t-il poursuivi.

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Ali Koç insiste : il ne s’agit pas uniquement de résultats, mais d’une philosophie de jeu. Selon lui, le football pragmatique et défensif de Mourinho, efficace sur la scène européenne, ne correspondait pas aux attentes locales.

«Ce style peut fonctionner en Europe, mais ici, nous devons imposer notre supériorité. Nous avons du mal à renverser des matchs perdus. Nous pensions que cette équipe pouvait mieux jouer.», a-t-il ajouté.

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Un contexte politique et financier

En pleine campagne pour sa réélection, Ali Koç a profité de cette prise de parole pour rappeler le chemin parcouru par le club sous sa présidence, notamment sur le plan financier.

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«Pourquoi les partenaires devraient-ils voter pour moi ? Ils devraient se demander : se lancer dans une nouvelle aventure, ou poursuivre de nouveaux investissements et de nouvelles initiatives, en récoltant les fruits de ces efforts ? Ils devraient également analyser et réviser les conseils d’administration. Autrement dit, qui a ce pouvoir ? Qui peut réaliser ces investissements importants le plus efficacement ? Il y a eu des nuits où je n’arrivais pas à dormir, me demandant comment nous allions payer l’équipe et les salaires des athlètes le lendemain. Je prenais sans cesse des somnifères. Mais finalement, nous avons réussi. L’important pour nous n’est pas d’être sans dette, mais d’être indépendants financièrement. C’est avoir le luxe de faire ce que nous voulons et d’emprunter quand nous le voulons. Et maintenant, nous avons cela en notre faveur», conclut Ali Koç.

Présenté comme une star à son arrivée en juin 2024, Mourinho a finalement quitté Fenerbahçe sans avoir remporté le moindre trophée. À 62 ans, le technicien portugais a plié bagage dès le lendemain de son licenciement, refusant de commenter la décision à son retour au Portugal.

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Selon la presse turque, le Special One devrait toutefois percevoir une indemnité de départ comprise entre 9 et 11 millions d’euros, à partager avec son staff.

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