Dans les années 2000, le football français cherchait son nouveau meneur de jeu, son nouveau «Zizou». Né à Marseille, pétri de talent et doté de racines algériennes comme Zinédine Zidane, Samir Nasri a longtemps été présenté comme son héritier naturel. Mais cette comparaison, flatteuse en apparence, a souvent pesé lourd sur les épaules du milieu offensif formé à l’OM.
Dès ses débuts en professionnel à l’Olympique de Marseille, Nasri portait cette étiquette qui allait marquer toute sa carrière. À l’instar de Yoann Gourcuff ou Marvin Martin après lui, il a été enfermé dans cette comparaison impossible à assumer. Malgré une carrière solide – Arsenal, Manchester City, équipe de France – il n’a jamais pu échapper au spectre du Ballon d’Or 1998.
Dans un entretien accordé à So Foot, l’ancien Marseillais Laurent Batlles est revenu sur cette époque et confirme que cette assimilation à Zidane était davantage un piège qu’un tremplin.
«À Marseille, j’ai joué avec Nasri, et lui aussi, les gens voulaient qu’il devienne le nouveau Zinédine. Mais Samir non plus n’a jamais eu la prétention de quoi que ce soit !», a-t-il lâché
Un témoignage qui rejoint les propos de Nasri lui-même, qui avait évoqué récemment dans un documentaire sur Canal+ combien cette comparaison l’avait desservi.
Pour Batlles, il n’y avait de toute façon pas de comparaison possible entre Zidane et qui que ce soit : «Zidane, c’est au-dessus de ce qu’il était possible de faire. Tout cela, je le prenais avec plus de rigolade qu’autre chose.»