Arsenal a arraché un nul précieux face à Manchester City (1-1) à l’Emirates, mais les critiques pleuvent sur Mikel Arteta pour ses choix de composition. Parmi les plus virulents, Gary Neville, consultant et ancien défenseur de Manchester United, n’a pas mâché ses mots en estimant que l’Espagnol risquait de «regretter son approche négative» s’il ne changeait pas rapidement de cap.
Alors que les supporters attendaient une équipe offensive pour défier Pep Guardiola, Arteta a pris la décision controversée de laisser Bukayo Saka et Eberechi Eze sur le banc au profit de Mikel Merino et Leandro Trossard. Un pari jugé frileux, d’autant que l’Espagnol avait déjà adopté la même approche le mois dernier à Anfield face à Liverpool, où il avait préféré Merino à Eze.
«Je ne pense pas que 60 ou 70 000 supporters d’Arsenal dans le stade puissent se tromper sur ce qu’ils ressentent, je ne pense pas qu’aucun d’entre nous qui étions en studio ou qui regardaient à la télévision à la maison puisse se tromper non plus. Ce qui compte vraiment pour moi, ce sont les joueurs. Il a annoncé cette équipe vendredi après-midi, en omettant Eze et Martinelli, et en remplaçant Trossard et Merino. Je vous garantis que le vestiaire se dira : « Tu as encore fait pareil. » Il aurait pu être plus offensif à Anfield et il ne l’a pas été, et il aurait certainement pu être plus offensif contre City et il ne l’a pas été. Il va le regretter s’il ne commence pas à relâcher la pression.», a lancé Neville sur le podcast Stick to Football.
Selon lui, Arteta doit se libérer : «Je vais répéter ce que j’ai dit sur le frein à main, car il a des joueurs qui doivent jouer ces matchs. On ne peut pas se retourner sur la fin de saison et se dire : « J’ai perdu cinq points sur ces deux matchs et j’aurais pu choisir une équipe plus offensive. » Il y a là un problème qui commence à devenir une tendance.»
C’est pourtant Gabriel Martinelli, entré en jeu, qui a offert l’égalisation aux Gunners grâce à un superbe lob en fin de match. Une action initiée par Eze, lui aussi sorti du banc à la pause, qui a délivré une passe lumineuse.
Sans Martin Ødegaard, toujours blessé, Arteta se retrouve face à un casse-tête : comment composer son attaque avec Eze, Saka, Martinelli, Trossard et Merino en concurrence pour quelques places seulement ?
Arteta assume et défend son plan
Le technicien espagnol a fermement rejeté les critiques en conférence de presse, insistant sur le fait que son équipe avait «dominé» le duel contre Guardiola.
«Je ne le lis pas (les critiques). Si vous me dites que c’est (le commentaire sur le frein à main) le principal et si je suis surpris, je serais extrêmement surpris par mes connaissances et mon savoir-faire et par la façon dont j’analyse un match de football. Parce qu’il était impossible pour quelqu’un de prédire une telle domination d’Arsenal pendant 96 minutes, car cela ne s’est jamais produit en 17 ans de Pep en tant que manager. Donc, si le récit se poursuit ailleurs, et que nous parlons de domination, pas d’autre chose, comment pouvez-vous dominer une telle équipe si vous avez, quel était le mot ? Frein à main. Domination et frein à main, ce sont deux mots différents. Mais j’accepte tout. J’apprendrai à avoir une vision différente.», a-t-il tranché, tout en affirmant accepter le débat.
Arsenal a réagi dès mercredi en Carabao Cup en s’imposant 2-0 face à Port Vale, grâce à des buts signés Eze et Trossard. De quoi relancer la dynamique avant un déplacement périlleux à Newcastle United, ce dimanche en Premier League.