Le passage d’Antony à Manchester United restera comme l’un des épisodes les plus décevants de sa carrière. Arrivé à l’été 2022 contre près de 100 millions d’euros, à la demande expresse d’Erik ten Hag, l’international brésilien n’a jamais véritablement trouvé sa place à Old Trafford. Deux ans plus tard, c’est au Real Betis qu’il tente de se relancer, mais sans oublier la manière dont il a été poussé vers la sortie.
Dans un entretien accordé ce mardi à El Desmarque, Antony est revenu sur la période compliquée qui a précédé son départ d’Angleterre. «Ces derniers mois en Angleterre ont été très difficiles, plus de 40 jours à l’hôtel, à m’entraîner séparément… J’ai l’impression qu’ils m’ont manqué de respect, mais ce n’est pas le sujet. Je ne veux pas créer de polémique, c’est la vie. Je suis très reconnaissant envers le club. Il y a eu des moments difficiles, mais aussi des bons, avec deux titres», a confié l’ailier. Il a notamment pointé du doigt le rôle de Ruben Amorim, qui l’avait écarté du groupe principal et contraint à s’entraîner à part.
Le choix du cœur : retour au Betis
Déjà prêté la saison dernière au Real Betis, Antony a retrouvé des couleurs en Andalousie avec 9 buts et 6 passes décisives en 26 matchs. Conquis par l’ambiance du Benito Villamarín et l’accueil des supporters, il n’a pas hésité lorsque l’opportunité d’un transfert définitif s’est présentée.
«Ma famille est allée à Séville quatre ou cinq jours avant de conclure l’affaire, ils avaient loué la maison. Je leur ai déjà parlé, mon cœur me disait de retourner au Betis», a-t-il expliqué.
S’il rêve d’un titre avec le club verdiblanco, Antony insiste sur le rôle de son entraîneur actuel : «C’est un excellent entraîneur. Nous connaissons tous son histoire ; elle est incroyable. Travailler avec lui me rend très heureux pour la personne qu’il est, pas seulement pour moi, mais pour tous les joueurs. La question du renouvellement est entre le club et Pellegrini. Je souhaite rester plus longtemps avec Pellegrini, mais la décision leur appartient. J’espère que tout se passera bien», a-t-il avoué.
Un rêve mondial
À 24 ans, Antony garde encore de grandes ambitions. Déjà présent à la Coupe du monde 2022 au Qatar, il espère convaincre Carlo Ancelotti de lui offrir une place pour le tournoi en Amérique du Nord en 2026.
«C’est un rêve. J’ai participé à une Coupe du monde et, bien sûr, je rêve d’en jouer une deuxième. C’est toujours formidable de représenter notre pays. Je ferai mon travail, comme je le fais, et j’espère être dans l’équipe», a-t-il conclu.
Un investissement raté pour United
Le bilan comptable du passage d’Antony à Manchester United est sévère : 44 matchs, 8 buts et 3 passes décisives lors de sa première saison, 38 matchs, 3 buts et 2 passes lors de la deuxième, 14 matchs et un seul but lors de la troisième.
Un rendement largement en dessous des attentes pour un joueur recruté à prix d’or. Finalement, United a accepté une offre d’environ 25 millions d’euros du Betis, enregistrant une lourde perte financière après un investissement initial colossal.