La pression monte à Old Trafford. À la veille d’un rendez-vous crucial face à Sunderland, promu en Premier League, Ruben Amorim a tenu à défendre ses choix tactiques et à calmer les critiques qui l’entourent. Le coach portugais, en poste depuis quelques mois, sait que son avenir immédiat pourrait se jouer demain.
Face aux médias, Amorim a rejeté l’idée que son schéma en 3-4-3 soit la cause principale des résultats mitigés de Manchester United depuis le début de la saison.
«Les critiques sont normales. On ne peut pas échapper aux résultats et on porte encore le poids de la saison dernière. (…) On ne peut pas dire que quelque chose ne fonctionne pas alors que ça a déjà fonctionné un week-end. Quand ça marche un jour et que ça ne marche plus le lendemain, c’est qu’on n’a pas fait les choses de la même manière», a-t-il expliqué, cité par le Manchester Evening News.
Le coach a souligné que l’équipe n’affichait pas toujours la même intensité : «Durant ces six matchs, nous n’avons pas été la même équipe sur certains points. L’effort que nous avons fourni à chaque match n’a pas été le même. Il faut trouver un équilibre. Il faut analyser tous les matchs de cette saison, et pour moi, ils sont complètement différents. Il y a des points communs et des différences. Il y a des choses qu’on ne peut pas changer. Lors d’autres matchs, on n’était pas la même équipe jusque dans les moindres détails. Mon travail est de préparer l’équipe. On ne peut pas dire que quelque chose ne fonctionne pas alors que ça a déjà fonctionné un week-end. Quand quelque chose fonctionne un jour et ne fonctionne plus le lendemain, c’est qu’on n’a pas fait les choses de la même manière . On ne fait pas la même chose tous les jours.»
Sunderland, un test sous haute pression
Amorim n’a pas manqué de rappeler que l’adversaire du jour ne serait pas à prendre à la légère : «Sunderland a bien joué et, en analysant leurs matchs, on constate qu’ils ont fait match nul à un joueur près et ont battu Brentford. C’est une équipe confiante, qui joue bien, avec beaucoup de rotations. Nous serons sous pression.»
Une défaite contre les Black Cats pourrait s’avérer fatale pour le Portugais, malgré le soutien encore affiché par la direction. Selon la presse britannique, Gareth Southgate reste le favori pour lui succéder, mais l’ancien sélectionneur anglais poserait des conditions strictes : un engagement de quatre ans pour reconstruire en profondeur et espérer ramener des titres à Old Trafford.
Hommage aux victimes de l’attaque à Manchester
Au-delà du terrain, Ruben Amorim a également tenu à réagir à l’actualité dramatique qui a secoué Manchester ce jeudi : l’attaque d’une synagogue ayant fait deux morts et trois blessés.
«Nous vivons dans un monde complètement fou. Il se passe beaucoup de choses comme ça. Notre solidarité va bien sûr aux victimes. Nous leur rendrons hommage demain. C’est fou ce que nous vivons ces jours-ci», a déploré l’entraîneur de 40 ans.