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Les quatre vérités de Deco sur Flick, Yamal et le vestiaire du Barça

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Les dernières semaines ont été mouvementées au FC Barcelone. Entre les remontrances d’Hansi Flick à ses joueurs et les inquiétudes autour de la santé de Lamine Yamal, l’atmosphère s’est tendue au sein du club catalan. L’entraîneur allemand, déjà pointé du doigt pour ses critiques internes, a désormais reçu le soutien public de Deco, le directeur sportif, qui n’a pas hésité à adresser à son tour un avertissement clair à l’effectif blaugrana.

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Tout est parti du message lancé par Flick après le match nul 1-1 face au Rayo Vallecano fin août : «L’égo tue le succès», avait-il lâché dans le vestiaire, provoquant une onde de choc en interne.

Cette sortie a marqué le début d’un cycle de remises en question. Et malgré des paroles plus mesurées après la défaite à Séville («J’ai aimé ce que j’ai vu dans les vestiaires après le match»), le coach allemand peine à obtenir l’unité qu’il espérait. C’est dans ce contexte que Deco a pris la parole ce mardi sur Catalunya Ràdio, délivrant un discours à la fois lucide et ferme.

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Deco sonne la révolte

Le directeur sportif n’a pas mâché ses mots : «Nous ne sommes pas aussi magnifiques ni aussi exubérants que l’on nous a décrits la saison dernière. Nous formons une équipe quand nous travaillons ensemble, et nous sommes alors difficiles à battre car nous avons aussi de la qualité. Mais si nous pensons privilégier la qualité au travail, nous avons un problème.»

Pour Deco, le souci dépasse la simple question de forme : «Il est donc clair que les avertissements des joueurs eux-mêmes, Cubarsí et Pedri notamment, après la défaite contre Séville , répondent à un problème structurel. De différents points de vue – le banc, le vestiaire et le staff – nous percevons des automatismes qui ne reflètent pas l’équipe unie qui avait surpris l’an dernier par son attitude et ses performances.»

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Le cas Lamine Yamal agace le Barça

Autre sujet brûlant : la gestion de Lamine Yamal, contraint au forfait pour blessure au pubis. L’ailier de 18 ans, déjà revenu touché d’un précédent rassemblement, a ravivé les tensions entre le Barça et la fédération espagnole.

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Deco s’est voulu apaisant mais ferme : «C’était un problème normal. Il est arrivé avec une surcharge pubienne. On a essayé de récupérer pour enchaîner les matchs sans gêne. Ça ne s’est pas bien passé. Il a joué un match intense contre le PSG. Après le match, Lamine est gêné, on doit donc se concentrer sur notre situation et, avec le service médical, on a décidé que sa récupération devait être plus complète. Un rapport médical a ensuite été remis à l’équipe nationale. Le sélectionneur est libre de discuter avec l’équipe nationale ; c’est une autre affaire. On fait les choses comme il se doit. Lamine a toujours des douleurs ; il ne va pas bien. Et c’est tout.»

Avant d’ajouter, en réponse aux critiques : «Je ne suis pas impliqué dans les opérations quotidiennes de l’équipe nationale pour voir comment ils s’occupent des joueurs. J’imagine qu’ils les traitent bien. Karanka et moi avons discuté, et il n’y a aucun problème. Dans la vie, il faut se mettre à la place de l’autre. Et bien analyser les choses avant d’en discuter. Il est normal que De la Fuente fasse jouer Lamine s’il n’a aucun problème. Et il est normal que Flick s’énerve si Lamine joue deux matchs et revient avec des problèmes. Parfois, on fantasme trop. L’équipe nationale est toujours un sujet complexe ; et cela va au-delà du cas Lamine. Toute cette histoire d’équipe nationale est un drame général ; et il faut agir.»

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Un soutien clair à Flick

Interrogé sur sa relation avec Hansi Flick, Deco a tenu à dissiper les rumeurs : «Chacun a sa propre façon de travailler. On peut toujours s’entraider. Ce serait dommage que je ne puisse pas parler de football ou de tactique avec Flick ; on est ensemble toute la journée. Mais je ne m’aventure jamais dans des domaines qui ne sont pas les miens.»

L’ancien milieu portugais a également souligné le rôle du coach dans la gestion des jeunes : «On prend soin des joueurs. Ensuite, chaque footballeur a son propre univers. Avoir Lamine, c’est une joie. Ensuite, quand on devient un joueur important au Barça et dans le monde, il faut savoir gérer la situation. Le club fait ce qu’il a à faire ; et puis il y a une question personnelle. Il faut le traiter comme un professionnel et faire ce qu’il a à faire, comme tout le monde. Et puis, l’âge, c’est l’âge. J’ai 48 ans, pas 18. Lamine a fait preuve d’une maturité différente parce que c’est un joueur différent et spécial, mais il a 18 ans. Pour le Barça et le monde du football, c’est un cadeau de l’avoir. Mais on ne dit pas s’il est le meilleur du monde ou le cinquième»

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Objectifs, mercato et continuité : le plan Deco

Deco a profité de l’interview pour aborder plusieurs sujets sensibles. Sur les objectifs du club : «Je ne peux pas dicter aux gens leurs attentes. Pour remporter une Ligue des champions ou y prétendre, il faut d’abord concourir au plus haut niveau. Nous en avons les moyens. Il y a deux ou trois ans, l’objectif principal était de retrouver la compétition et d’assurer la continuité. Car il ne suffit pas de gagner une année sans continuité. Peut-être qu’avec plus de fair-play, nous pourrions recruter davantage, mais ce n’était pas une priorité. Car l’objectif est de poser les fondations ; et en les conservant, on recrute aussi»

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Sur un éventuel recrutement d’un numéro 9 : «Si on me disait qu’il y avait un joueur comme Lewandowski sur le marché, on craquerait. Mais je ne pense pas que ce soit le moment de parler de recrutement. On a Ferran actuellement, qui peut remplir ce rôle. Et il ne faut pas s’en faire une obsession. Prenons l’exemple du PSG : ils ont remporté une Ligue des champions sans numéro 9 dans la surface. Être obsédé par ça est une erreur, et ce n’est pas le moment d’en parler»

Sur le fair-play financier : «Je ne désespère pas de ne pas pouvoir jouer en un contre un. On le fait depuis un moment. On a conservé des joueurs comme Pedir, Gavi, Lamine, Fermín, Raphinha. Et on a pu renouveler des joueurs clés comme Pedri, qui était sur le point d’entrer dans la dernière année de son contrat. Je pense que c’est aussi une réussite. On a une équipe championne, qui peut continuer au plus haut niveau. Et si on peut aller au marché des transferts, on y va. Si on peut y aller plus sereinement, tant mieux. Mais c’est la situation..»

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Une politique de stabilité assumée

Concernant les dossiers individuels, Deco a également fait le point. Iñigo Martínez : «C’était une priorité. Son cas nous a pris par surprise. Il avait une clause de renouvellement de contrat s’il jouait 60 % des matchs, mais nous l’avons renouvelé encore plus tôt. Nous avions déjà pris notre décision en novembre. L’idée était de le prolonger d’un an, comme nous l’avons fait. Pour nous, c’était une surprise, mais quand un joueur veut partir pour quelque chose d’aussi important, nous ne pouvions pas refuser ni lui proposer un contrat de cinq ans. Mais cela ne signifie pas qu’il n’était pas important. Ce n’est pas ce qui nous manque, mais c’était un leader, un joueur avec beaucoup d’expérience. Mais ce n’est pas vrai que nous l’avons laissé partir parce que nous ne le considérions pas comme une priorité. Il y avait un accord avec lui, et dans la vie, parfois, il faut avoir un peu de moral.»

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Ter Stegen : «Je ne suis pas l’entraîneur ; c’est lui qui déciderait. Lorsqu’il s’est blessé au dos, la sonnette d’alarme s’est déclenchée, car nous n’avions qu’Iñaki prêt. Et lorsqu’il s’est blessé à nouveau, nous avons dû chercher désespérément Szczesny. Il nous aide, mais nous avons commencé à chercher des gardiens et avons fait venir Joan García.»

Eric Garcia : «Nous avons déjà commencé à discuter avec lui. L’idée est qu’il reste s’il comprend la vision du club et le plan salarial. L’intérêt est partagé. Il est parti sous les critiques, est revenu et a changé la donne, tant au niveau du jeu que du vestiaire. Il est jeune, il a 24 ans. Nous sommes contents de lui et souhaitons qu’il reste»

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