En pleine trêve internationale, José Mourinho a profité d’un rare moment de répit pour assister, ce mardi, à la première édition des Portugal Football Globes, un gala organisé par la Fédération portugaise de football (FPF). L’entraîneur de Benfica, toujours aussi charismatique, en a profité pour évoquer la prochaine Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, mais aussi pour parler de son retour au Portugal.
Face à la presse, le «Special One» a livré une analyse lucide et ambitieuse sur la sélection portugaise dirigée par Roberto Martinez : «Si l’on considère ce qui est désormais le plus évident, à savoir la composition de l’équipe nationale, on parle de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs portugais et dans les meilleurs championnats européens. Le prestige est extrêmement élevé et s’accumule.»
Mourinho a ensuite insisté sur la continuité du travail effectué par la FPF : «On peut toujours parler des pionniers, des premiers joueurs et entraîneurs à émerger, mais tant d’années ont passé qu’il s’agit désormais d’accumuler les talents. La FPF met tout en œuvre pour que le Portugal puisse bénéficier des conditions actuelles. En cette année de Coupe du monde, affirmer que nous n’avons pas l’ambition d’être champions du monde est presque une hérésie.»
Le retour du «Special One» à domicile
Vingt-cinq ans après sa première expérience à Benfica, José Mourinho a retrouvé les bancs du football portugais, cette fois à la tête du club lisboète.
Avec deux victoires, deux nuls et une défaite depuis son arrivée, l’ancien entraîneur du Real Madrid et de Chelsea s’efforce de bâtir une équipe solide malgré les contraintes du calendrier international.
«Cela a été un défi, une énorme responsabilité. Mais dans mon pays, dans un club aussi important que Benfica, c’est bien plus important. Je vais essayer de faire en sorte que ma présence contribue au développement et au prestige de notre football», a-t-il confié.
Une trêve internationale compliquée
Actuellement, Mourinho doit composer avec un effectif réduit, de nombreux joueurs étant appelés en sélection. Au Benfica Campus de Seixal, seuls six éléments sont disponibles : Aursnes, Enzo Barrenechea, Samuel Dahl, Tomás Araújo, Samuel Soares, Henrique Araújo et Diogo Prioste.
«C’est difficile de faire passer le message pendant la trêve internationale, mais cela montre aussi la qualité de notre effectif car les joueurs partent. Cela nous permet aussi de travailler avec les jeunes des U19, U23 et même U16. C’est un club qui prend soin des jeunes», a ajouté Mourinho, soulignant le rôle fondamental de la formation dans le projet de Benfica.