Lionel Messi fait face à un nouveau revers, loin des terrains de football. La star argentine pourrait être contrainte de démolir une partie de sa villa à Ibiza, estimée à 10 millions de livres sterling (environ 11 millions d’euros), à la suite d’irrégularités dans les permis de construction.
Selon le Periódico de Ibiza y Formentera, la propriété située à Cala Tarida, dans la commune de Sant Josep, aurait été partiellement construite sans autorisation avant que Messi ne l’achète en 2022 auprès d’un homme d’affaires suisse.
D’une superficie totale de 568 m², la demeure comprend un sous-sol, une annexe, une piscine, un spa et une salle de cinéma — des aménagements qui auraient été ajoutés sur un terrain rural communautaire où les travaux d’extension sont strictement limités.
La mairie de Sant Josep a confirmé qu’aucun permis de construire définitif n’avait été délivré pour certaines pièces, ni de certificat d’occupation, indispensable pour garantir l’habitabilité d’un logement.
L’ancien propriétaire aurait bien déposé une demande de permis, notamment pour aménager des pièces supplémentaires dans le garage, mais celle-ci n’aurait jamais abouti.
L’avocat de Messi, tout comme sa société immobilière Edificio Rostower et sa maison mère Limecu, dirigée par Rodrigo Messi, n’auraient pas été informés du problème lors de l’achat.
Depuis, les représentants du joueur travaillent avec les autorités locales pour régulariser la situation. Selon les premières discussions, la villa pourrait obtenir un certificat d’occupation à condition que les parties non conformes soient démolies.
L’affaire survient alors que la villa a déjà été la cible de militants écologistes. En 2023, le groupe Futuro Vegetal (Avenir Végétal) avait revendiqué une action coup de poing sur la propriété : ses membres avaient aspergé la façade de peinture rouge et noire et brandi une banderole proclamant : «Aidez la planète – Mangez les riches – Abolissez la police.»
Dans un communiqué publié sur X, le collectif avait dénoncé une «construction illégale» et souligné l’impact environnemental de la richesse excessive. S’appuyant sur un rapport d’Oxfam, ils rappelaient que «le 1 % le plus riche de la population mondiale a généré autant d’émissions de carbone que les deux tiers les plus pauvres».
Messi, aujourd’hui joueur de l’Inter Miami, aurait craqué pour cette villa après plusieurs séjours de vacances sur l’île en compagnie de ses anciens coéquipiers Luis Suarez et Cesc Fàbregas.
Une escapade qui risque désormais de coûter cher à la légende argentine, contrainte de corriger une erreur administrative qu’elle n’a pas commise — mais dont elle devra assumer les conséquences.