Carlos Alcaraz n’a jamais caché son ambition, mais cette fois, il l’a formulée avec une clarté désarmante. Invité de l’émission El Partidazo de Cope sur la radio espagnole Cadena COPE, le prodige murcien a affirmé viser rien de moins que le niveau des trois géants du tennis moderne : Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic. Un objectif colossal qu’il s’est fixé «jusqu’à la fin de sa carrière».
Face aux micros, Alcaraz s’est montré direct : «Je peux m’asseoir à la même table que Nadal, Federer et Djokovic. Si je ne pensais pas comme ça, je n’aurais ni objectifs, ni ambition, rien. C’est un objectif que je me fixe jusqu’à la fin de ma carrière : être capable de m’asseoir à leur table et que les autres pensent aussi que je peux m’asseoir à la leur. Je crois que j’en suis capable. C’est important d’avoir de l’ambition, des objectifs, et je pense pouvoir y arriver», a-t-il déclaré d’emblée.
Nadal, le guide et le modèle
Alcaraz est revenu longuement sur sa relation privilégiée avec Rafael Nadal, son idole depuis l’enfance. «J’ai toujours admiré Nadal, et il m’a toujours tendu la main et soutenu. Pouvoir lui parler maintenant, juste nous deux, comme à des amis, c’est inestimable. Je lui ai demandé conseil sur certains sujets, et il a toujours été là. Pour moi, qui débute ma carrière, avoir Rafa toujours présent pour m’aider et me soutenir…», confie-t-il.
Le joueur de 22 ans reconnaît avoir demandé conseil à l’ancien numéro 1 mondial à plusieurs reprises : «Mon équipe et moi lui avons toujours été reconnaissants et le serons toujours. Au fil des années, nous avons développé une meilleure relation, et pouvoir parler, à cet instant précis, juste nous deux, comme s’il était un ami, signifie énormément pour moi»
N°1 mondial, mais lucide
De nouveau leader du classement ATP, devant Jannik Sinner, après sa qualification pour les demi-finales du Masters, Alcaraz refuse pourtant toute euphorie excessive.
«La vérité, c’est que c’est ce que montre le classement, mais je ne suis en aucun cas le meilleur joueur. Il y a encore beaucoup de joueurs capables de me battre, et j’ai déjà perdu contre beaucoup d’entre eux. Je ne suis pas le meilleur, mais le classement le dit….», rappelle-t-il avec modestie.
Ambitieux, il ne cache pas sa volonté de marquer l’histoire, jusqu’à viser le record absolu : «En 2026, je préférerais gagner uniquement en Australie plutôt que de remporter deux tournois du Grand Chelem consécutifs. Je suis en train de signer 23 titres du Grand Chelem sans même y penser, à l’heure actuelle. Oui, je veux être celui qui en compte le plus, je veux dépasser Djokovic, mais 23… Ce n’est pas une mince affaire.»
«Je veux vivre à ma manière»
Interrogé sur la pression, Alcaraz a livré un message plus personnel : «Ce dont je suis le plus fier, c’est d’être le meilleur joueur de tennis au monde et de faire les choses à ma façon, que cela se passe bien ou mal. Personne ne devrait oser m’obliger à être ce que les autres veulent que je sois. J’ai peur de vivre une vie que je ne désire pas»
Un fan du Real Madrid avant tout Espagnol
Grand amateur de football, Alcaraz n’a jamais caché son amour pour le Real Madrid. Mais lorsqu’on lui demande ce qu’il choisirait entre une 16ᵉ Ligue des champions du Real ou une deuxième Coupe du monde pour l’Espagne, il n’hésite même pas : «La deuxième Coupe du monde. Je suis un grand fan du Real Madrid, mais je suis plus espagnol qu’un fan du Real Madrid», lance-t-il dans un sourire.