Quelques minutes après la qualification historique de l’Écosse pour la Coupe du monde 2026, Andy Robertson n’a pas pu retenir ses larmes. À Glasgow, après la victoire 4-2 contre le Danemark — qui ramène les Écossais au Mondial vingt-huit ans après leur dernière participation — le capitaine a tenu à dédier ce moment à son ami disparu, Diogo Jota.
Interrogé par la BBC, le latéral de Liverpool a confié avoir joué cette rencontre avec un poids immense sur le cœur : «C’est différent [de mes exploits à Liverpool]. Je pense avoir bien réussi à le cacher, mais aujourd’hui je suis anéanti. Je sais qu’à mon âge, c’est peut-être ma dernière chance de jouer une Coupe du monde. Je n’arrêtais pas de penser à mon ami Diogo Jota aujourd’hui», a-t-il déclaré.
«On a tellement parlé de la Coupe du Monde. Il a raté celle du Qatar à cause d’une blessure, et moi aussi, car l’Écosse ne s’est jamais qualifiée. On a toujours rêvé de participer à cette Coupe du Monde, et je sais qu’il est quelque part et qu’il me sourit. Je n’ai pas arrêté de penser à lui de toute la journée. J’étais anéanti tout à l’heure. Mais je crois que je l’ai bien caché aux gars et je suis très content que ça se soit terminé comme ça», a-t-il poursuivi.
Le capitaine écossais a décrit l’émotion qui régnait dans le vestiaire avant la rencontre : «On va à la Coupe du Monde, j’ai du mal à y croire ! C’est peut-être ma dernière chance d’y participer. J’ai tellement hâte de rentrer à Liverpool et de boire un verre de vin rouge avec ton père ! C’est incroyable. Le discours du sélectionneur avant le match était incroyable. Il a évoqué les grands moments de ces dernières années, comme contre la Serbie et l’Ukraine. Puis il a dit : “On en fait une dernière.” Les gars étaient très émus. Faire ça pour lui, pour le staff technique et pour nos familles… l’une des plus belles soirées de ma vie», a-t-il conclu.
«L’étranger le plus britannique que j’aie jamais rencontré»
Après le décès de son ancien coéquipier de Liverpool, Andy Robertson avait publié un message sur les réseaux sociaux qui avait ému de nombreux fans. «Ce qui me préoccupe le plus en ce moment, ce sont les familles. Leur douleur est insupportable. Je suis profondément attristé par la perte de deux êtres si précieux : Diogo et André. Pour l’équipe et pour le club, nous allons tenter de surmonter cette épreuve ensemble… quel que soit le temps que cela prendra. Personnellement, je veux parler de mon coéquipier. Mon coéquipier. Celui que j’aimais et qui va terriblement me manquer», avait écrit l’Écossais.
Il a ensuite rendu hommage à Diogo Jota avec une émotion palpable : «C’était le joueur étranger le plus britannique que j’aie jamais connu. On plaisantait souvent en disant qu’il était irlandais… J’essayais de le faire passer pour écossais, évidemment. Je l’appelais même Diogo MacJota. On regardait des fléchettes ensemble, on adorait les courses hippiques. Aller à Cheltenham cette saison restera gravé dans nos mémoires. Je n’arrive pas à croire qu’on se dise au revoir. C’est trop tôt, et ça fait très mal. Mais merci d’avoir fait partie de ma vie, mon pote, et de l’avoir embellie. Je t’aime, Diogo.»