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Man United : Ruben Amorim sonne l’alarme

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La défaite de Manchester United contre Everton (0-1), dimanche à Old Trafford, a laissé des traces profondes. Face à un adversaire réduit à dix dès la 13e minute, les Red Devils ont sombré, sans réaction, et montré une nouvelle fois les limites qui inquiètent leur entraîneur Ruben Amorim. Lundi, en conférence de presse, le technicien portugais n’a pas mâché ses mots : «frustration» et «déception» dominent un constat beaucoup plus large qu’un simple revers.

Idrissa Gana Gueye a été expulsé après avoir agressé son coéquipier Michael Keane lors d’une altercation surréaliste à la 13e minute. Une scène rare, mais que Ruben Amorim refuse de dramatiser.

«Se disputer n’est pas une mauvaise chose. Se disputer ne signifie pas qu’on ne s’aime pas. Se disputer, c’est comme dire : « Tu perds le ballon et je vais te contredire parce qu’on va encaisser un but. » C’est ce que j’ai ressenti. Je n’étais pas d’accord avec cette expulsion. On peut se disputer avec ses coéquipiers. Je sais que le comportement des joueurs était violent, a expliqué l’arbitre, mais je ne suis pas d’accord. J’espère que lorsque mes joueurs perdent le ballon, ils se disputent entre eux. Ils ne peuvent pas aller jusqu’à se faire expulser, mais c’est une bonne chose, pas une mauvaise», a-t-il déclaré d’emblée.

Malgré cet épisode favorable, Manchester United n’a jamais su imposer son jeu. «Je pense qu’ils étaient meilleurs que nous. Contre onze, ils ont très bien défendu, à dix, pendant 70 minutes, donc je pense que nous méritions de perdre. Nous n’avons pas bien joué, nous n’avons pas joué avec la bonne intensité. Voilà», a constaté Amorim.

«Nous sommes loin du niveau pour jouer le haut du tableau»

Pour Amorim, cette défaite n’est pas une surprise, mais plutôt la confirmation d’un malaise latent : «Je sais où nous en sommes actuellement. J’ai toujours eu ce sentiment durant cette série de matchs. Je l’ai toujours dit. Nous sommes loin d’avoir le niveau requis pour lutter pour les premières places du championnat. Nous avons beaucoup de travail devant nous et nous devons être irréprochables pour gagner des matchs. Nous n’avons pas été irréprochables aujourd’hui.»

L’entraîneur dit craindre un scénario similaire à celui de la saison passée : «Ces cinq dernières semaines, tout le monde a salué nos progrès, et je l’ai toujours dit. Nous sommes encore loin du niveau que nous devrions avoir dans ce club… Je crains de revivre la saison dernière. C’est ma plus grande préoccupation, alors nous devons travailler ensemble, nous allons travailler ensemble. Les joueurs font de leur mieux, mais nous devons faire mieux. Nous avons entraînement demain et nous préparerons le prochain match»

«Ce n’est pas la faute d’un joueur, mais de toute l’équipe»

Amorim a insisté sur la responsabilité collective, prenant soin de ne pointer personne du doigt : «C’est ma responsabilité d’expliquer le match, et aujourd’hui, ce n’était pas la faute d’un seul joueur, mais celle de toute l’équipe. Après les résultats du week-end, nous devrions aborder chaque match avec un enthousiasme différent. C’est mon sentiment, même si certains jouent bien et font de bonnes passes. À Old Trafford, on nous disait que nous étions tous là pour franchir un cap, et j’ai senti que nous n’étions pas prêts» Il reconnaît également une part de responsabilité personnelle : «Je dois mieux expliquer aux joueurs comment réagir dans différentes situations. Nous n’avons pas su gérer le match.»

Les absences de Cunha et Sesko ? «Un prétexte»

Privé de Matheus Cunha et Benjamin Sesko, blessés, Amorim refuse d’y voir une excuse : «Il est évident que lorsqu’on dispose de plus de joueurs aux caractéristiques différentes, notamment celles de Cunha ou de Sesko, on a plus d’options pour marquer, surtout face à des blocs bas où il n’y a pas d’espace. Mais ce n’est qu’une excuse.»

Il estime que son équipe n’a jamais su profiter du contexte favorable provoqué par l’expulsion adverse. «Nous avions des joueurs sur le terrain et nous aurions même pu perdre le match, mais avec une intensité différente, nous aurions su saisir les opportunités qui se sont présentées lorsque l’équipe adverse s’est disputée et a écopé d’un carton rouge. Je pense que nous n’avons pas su gérer les différentes phases de jeu pendant les 90 minutes. C’est de ma faute, je dois mieux expliquer aux joueurs comment réagir dans chaque situation. Je pense qu’ils ont entamé le match avec une intensité différente, et cela nous a beaucoup gênés», a-t-il conclu.

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