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Un ancien du vestiaire dévoile les coulisses avec Zidane et Mourinho

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Dans une longue interview accordée vendredi au journal espagnol AS, Raphaël Varane est revenu avec émotion sur l’un des tournants majeurs de sa carrière : son transfert du RC Lens au Real Madrid à l’été 2011. À seulement 18 ans, le jeune défenseur se retrouvait au cœur d’un scénario digne d’un film, ponctué d’un appel téléphonique inattendu de Zinédine Zidane et d’une rencontre déterminante avec José Mourinho.

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Varane se souvient de ce jour qui a changé sa vie : «J’étais chez ma mère, en train d’étudier. Je crois que c’était un vendredi après-midi, et le téléphone a sonné. À cette époque, il sonnait si souvent que je faisais à peine attention. Et soudain, j’ai reconnu Zidane», raconte-t-il. Pris de panique, le jeune Lensois réagit de manière inattendue : «La vérité, c’est que j’ai eu peur et je lui ai demandé si on pouvait se parler une autre fois, que j’étais très occupé. Et lui, élégant comme toujours, a répondu : “Oui, oui, bien sûr”». Varane court alors dans la chambre de son grand frère : «Tu ne vas pas croire ce qui s’est passé !», lui dit-il. Jonathan Varane, incrédule, lui lance : «Tu as raccroché au nez de Zidane ? Qu’est-ce que tu as fait ?», se souvient-il en riant.

Mourinho, le déclic

Si Zidane fut l’étincelle, José Mourinho fut l’autre figure clé de ce transfert. Varane le rencontre en personne avant de signer, pour s’assurer que le Portugais le voulait réellement : «Nous n’avons pas parlé au téléphone, mais avant de signer, je me suis rendu à Madrid et je lui ai parlé personnellement. Je devais savoir s’il me voulait vraiment.», explique Varane. «Il a un charisme fou. Je suis parti de là en me disant : “Je donnerais ma vie pour cet homme.”»

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Sous la direction de Mourinho, Varane dispute 48 matchs entre 2011 et 2013 et remporte une Liga et une Coupe du Roi, contribuant à briser l’hégémonie du FC Barcelone de Guardiola et Messi. Cette période est charnière pour le jeune défenseur, qui gagne la confiance d’un entraîneur réputé exigeant.

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2013 : la blessure qui change une carrière

Mais Varane évoque aussi un moment sombre : sa blessure du 11 mai 2013 contre l’Espanyol Barcelone, une déchirure du ménisque externe du genou droit, l’une des plus complexes, qui bouleverse sa trajectoire.

«J’ai dû changer ma façon de jouer, ma façon de courir, ma façon de prendre soin de moi… J’ai énormément appris sur le plan physique, l’équilibre et la posture. (…) J’ai dû travailler deux fois plus tout au long de ma carrière. Mon corps devait être parfaitement équilibré pour pouvoir rivaliser au plus haut niveau. Sinon, j’en ai beaucoup souffert», confie-t-il.

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L’opération est lourde : «J’ai eu une déchirure du ménisque externe, le plus complexe, et lors de l’opération, ils en ont retiré 72 %. Mon corps a fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation et a protégé mon genou. Je ne pouvais plus effectuer une flexion ni une extension complètes, ce qui a préservé l’articulation, mais j’ai subi des séquelles au niveau de l’équilibre général».

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Varane souligne que cette blessure a eu des conséquences durables : «J’avais mal au genou, au tendon d’Achille, au dos… Mais la douleur au genou était constante. Même aujourd’hui, je fais du sport et j’ai mal. Faire du sport est très bon pour la santé, mais le sport de haut niveau, non».

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