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Sepp Blatter explose : l’ex-patron de la FIFA attaque Trump, Infantino et Cristiano Ronaldo

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À 89 ans, Sepp Blatter refuse de disparaître dans l’oubli. L’ancien président de la FIFA, poussé vers la sortie en 2015 et toujours suspendu jusqu’en 2027, s’offre un dernier coup d’éclat médiatique. Dans un long entretien accordé à The Telegraph, le Suisse règle ses comptes avec une férocité intacte. Trump, Mohammed ben Salmane, Gianni Infantino, Cristiano Ronaldo : personne n’est épargné. Et derrière cette avalanche de critiques, une obsession : continuer d’exister, voire… revenir.

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Dès les premières minutes, Blatter donne le ton. Pour lui, il n’a jamais été destitué. «Je n’ai jamais été destitué de la FIFA. Lorsque j’ai été suspendu par la commission d’éthique, j’ai cédé mon mandat à quelqu’un d’autre. Mais je conserve ce mandat. Je suis toujours le président élu», avance-t-il, avant de conclure, presque lucide : «J’espère être encore en vie.»

À 89 ans, celui qui en aura 91 lorsque sa suspension prendra fin nourrit toujours l’idée folle de retrouver sa place à la FIFA. Une déclaration qui flirte avec le pathétique, mais qui rappelle combien Blatter reste convaincu d’être la figure légitime du football mondial.

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Infantino dans le viseur

Au centre de ses attaques : Gianni Infantino, son successeur depuis 2016. Blatter fustige autant la Coupe du monde à 48 équipes que le projet 2030 organisé dans cinq pays. Pour lui, Infantino est devenu incontrôlable : «Il est dans une autre dimension. Je pense qu’il est déjà dans cette dimension où demain il organisera le football dans la stratosphère.»

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Il l’accuse aussi d’avoir contribué à sa chute, en orientant les enquêteurs américains dans l’affaire qui a mené à son bannissement. Infantino serait, selon lui, en train de transformer la FIFA en une structure pilotée par les grandes puissances politiques.

Trump et MBS pointés du doigt

Le Suisse s’inquiète de plus en plus de ce qu’il considère comme une prise de contrôle politique du football mondial : «C’est un jeu formidable, social, culturel – et peut-être économique – mais il est mondial. Car c’est le jeu le plus populaire au monde. Et maintenant, on donne l’impression que les politiciens – d’un côté l’Arabie saoudite, et de l’autre les États-Unis – vont s’en emparer.»

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Le prix de la paix décerné à Donald Trump ? Une hérésie pour Blatter

Le président américain Donald Trump doit recevoir un prix FIFA pour la paix, une décision qui met Blatter hors de lui. «Ils ne devraient pas décerner ce prix. Le football ne devrait pas attribuer le prix de la paix. (…) Je pense que c’est une erreur.»

Une amertume d’autant plus piquante que lui-même rêvait d’un Prix Nobel de la paix lorsqu’il dirigeait la FIFA. Il pousse même la paranoïa plus loin : «Mon successeur, je ne sais pas vraiment si c’est Trump ou Infantino. Je vois cela comme une affaire de relations personnelles, notamment avec Trump, et je ne suis pas certain de savoir où se trouve le trophée de la Coupe du Monde, qui a toujours été conservé à Zurich sous haute surveillance jusqu’à l’ouverture de chaque nouvelle édition. J’en doute. Peut-être est-il déjà à la Maison-Blanche.»

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L’Arabie saoudite, «un péril» pour le football

Blatter ne cache pas non plus sa profonde méfiance envers l’Arabie saoudite, qu’il juge désormais toute-puissante : «Ce sont eux (les Saoudiens, ndlr) les dirigeants du football. Ils décident de ce qui va se passer dans le football, car dès que le nouveau président a une idée, ils lui donnent l’argent pour la mettre en œuvre»

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Dernier tacle : Cristiano Ronaldo aurait été protégé par la FIFA

Enfin, dans un ultime coup de griffe, Blatter accuse la FIFA d’avoir offert un traitement de faveur à Cristiano Ronaldo après son coup de sang contre l’Irlande, qui n’a valu au Portugais qu’un match de suspension.

«C’est un principe inacceptable», tranche-t-il, rappelant que le règlement prévoyait normalement trois matchs de suspension. Une sanction réduite, selon lui, pour éviter que CR7 ne rate les deux premiers matchs du Portugal lors du prochain Mondial. «On ne devrait pas prendre de décisions par simple initiative présidentielle. (…) Ce n’est pas à moi de toujours dire que c’est mal, car beaucoup de gens savent que c’est mal»

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