Parti du FC Barcelone après seulement une saison, Franck Kessié n’a rien oublié de son passage en Catalogne. Aujourd’hui joueur d’Al-Ahli en Arabie saoudite, l’international ivoirien s’est confié à Mundo Deportivo avec une sincérité remarquable, revenant sur son année au Barça, son départ prématuré et l’attachement profond qu’il conserve pour le club culé.
Recruté librement en 2022 après une saison sensationnelle avec l’AC Milan, Franck Kessié garde un souvenir indélébile de son aventure en Catalogne. Au-delà de la compétition, c’est un rêve d’enfant qu’il a eu la chance de réaliser.
«Pour moi, cela a été un honneur d’être un joueur de Barcelone car nous connaissons tous l’histoire de Barcelone, une grande équipe, de haut niveau. J’y ai gagné deux titres et pour moi c’était fantastique. J’ai toujours voulu jouer là-bas et, grâce à Dieu, j’ai eu la chance de faire partie de cette grande équipe», confie-t-il avec émotion.
Son passage reste notamment marqué par un moment clé : son but décisif lors du Clasico retour en Liga, qui avait offert une victoire cruciale au Barça face au Real Madrid. Une image gravée dans la mémoire des supporters.
Un départ plus tôt que prévu : regrets et lucidité
Initialement lié au club pour cinq ans, Kessié savait qu’il avait tout pour s’inscrire dans la durée. Mais les contraintes financières du club, combinées à la densité de l’effectif, ont fini par précipiter son départ.
«Oui, j’ai signé pour cinq ans, j’aurais aimé remplir la totalité du contrat, mais c’est le football. Je suis allé au Barça pour gagner, j’ai gagné un championnat, j’étais très bon là-bas, avec le staff, avec les joueurs, avec les supporters. Je suis fier d’avoir fait partie de cette équipe. Mon envie était d’y arriver et de gagner. J’aurais aimé remplir mon contrat, mais c’est le football, je suis venu ici (en Arabie saoudite) parce qu’ils m’ont fait me sentir important, dans une nouvelle ligue qui veut grandir et j’ai préféré venir ici», explique-t-il.
Il affirme également avoir été profondément touché par l’appel de Xavi, qui l’avait personnellement sollicité pour rejoindre Barcelone : «Xavi il m’a appelé pour venir. Pour moi, c’était un honneur que lui, qui a été l’un des grands du football et qui a remporté tant de titres, m’ait appelé pour signer au Barça. Cela m’a rendu très heureux, mais dans le football, beaucoup de choses peuvent arriver.»
Même s’il n’a pas bénéficié du temps de jeu espéré, Kessié assure être parti avec la conscience tranquille : «Je suis venu jouer et je n’ai pas eu toutes les minutes que j’espérais, mais je suis reparti la conscience tranquille car j’ai fait de mon mieux quand j’ai pu jouer. Cela m’a mis en colère parce que j’étais dans un grand club, mais je dois seulement remercier Xavi, le président Laporta et tous les gens qui y travaillent, car ils m’ont permis de réaliser un rêve et je suis très heureux. Même si le temps était compté, je me retrouve avec le fait que j’ai tout donné pour le Barça».
Un vestiaire vécu comme une famille
Si Kessié garde un souvenir aussi fort de son passage à Barcelone, c’est aussi grâce aux liens tissés en interne. Pour lui, le FC Barcelone n’était pas qu’un club, mais une véritable famille.
«Pour moi, ce vestiaire était une famille, et ça l’est toujours. Saluer mes anciens coéquipiers m’a donné un sentiment positif, comme si j’avais fait quelque chose de grand là-bas, parce que tout le monde était content de me voir, comme j’étais heureux de les voir. Pour moi, la part humaine est ce qui compte le plus. Au-dessus du football, il y a la part humaine. Revoir mes anciens collègues et les salariés qui y travaillent m’a fait très plaisir de les saluer.», a-t-il déclaré.
Depuis l’Arabie saoudite, Kessié continue de suivre attentivement les performances de son ancien club. Et il se montre optimiste — très optimiste même — pour la saison du Barça.
«La Ligue des Champions est plus ouverte cette année, et le Barça peut atteindre la finale. En Liga, même s’ils sont devancés par l’Atlético et le Real, ce n’est pas fini. Le Barça peut à nouveau être premier.», a-t-il conclu.