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Carlo Ancelotti raconte enfin la vérité sur son séjour dans ce club

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Habitué aux présidents exigeants, Carlo Ancelotti a connu Silvio Berlusconi à Milan, Florentino Pérez au Real Madrid ou encore Nasser Al-Khelaïfi au Paris Saint-Germain. Pourtant, selon lui, aucune de ces figures du football moderne n’a égalé la pression constante imposée par Roman Abramovich lors de son passage à Chelsea entre 2009 et 2011. Une période qu’il décrit, dans son autobiographie Le rêve – Gagner la Ligue des champions, comme la plus oppressante de sa carrière.

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En arrivant à Londres, auréolé d’un palmarès impressionnant, Ancelotti frappe fort : le doublé Premier LeagueFA Cup dès sa première saison. Une réussite immédiate, mais insuffisante face aux attentes titanesques d’Abramovich.

«Je savais que mon palmarès ne me mènerait pas bien loin. Abramovich a clairement indiqué qu’il souhaitait que je remporte la Ligue des champions avec Chelsea et que Chelsea définisse son identité sur le terrain. Mais maintenant, je travaillais pour un oligarque russe qui, je l’ai compris, s’attendait à ce que tout se passe bien tout le temps. Et si ce n’était pas le cas, il voulait savoir pourquoi. C’était mon rôle de fournir les réponses.», écrit-il dans son autobiographie Le rêve – Gagner la Ligue des champions.

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La pression d’un propriétaire omniprésent

Le tournant survient après une défaite 3-1 contre Wigan. Dès le lendemain, Abramovich se rend au centre d’entraînement pour exiger des explications. Une scène inédite pour Ancelotti, qui compare : «C’est à ce moment-là que la première ombre est tombée sur mon séjour au club. Abramovich était au terrain d’entraînement le lendemain matin, exigeant des réponses. Que s’était-il passé ? Je n’ai jamais subi une telle surveillance de la part de Berlusconi. C’était un propriétaire exigeant qui achetait parfois des joueurs dont je n’avais pas besoin et attendait de moi que je les intègre à l’équipe ou que je discute de tactique. Mais pendant une grande partie de sa carrière, il a été Premier ministre italien, il n’y avait donc pas de microgestion. Il avait des choses plus importantes à penser. Abramovich, lui, voulait tout contrôler, tout comprendre.»

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Le climat s’alourdit quelques mois plus tard, lorsque José Mourinho, congédié par Abramovich en 2007, élimine les Blues avec son Inter Milan en Ligue des champions.

«Le lendemain, Abramovich n’a pas parlé seulement à moi mais à toute l’équipe. Mon problème était que le triomphe de Mourinho n’était pas bon pour ma relation avec Abramovich. J’étais censé être l’antidote à Mourinho – calme, mesuré et capable de relancer l’équipe après le drame. Selon Abramovich, Mourinho était censé être épuisé. Lui permettre de perturber le scénario. J’avais embarrassé le propriétaire. Succès ou échec en Europe, c’est ainsi qu’Abramovich me jugerait – et la Ligue des champions m’a coûté mon poste.», raconte Ancelotti.

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L’affaire Fernando Torres, point de non-retour

La rupture définitive intervient en 2011, lors d’une nouvelle désillusion en Ligue des champions. À la mi-temps, Ancelotti décide de remplacer Fernando Torres, recrue star et transfert personnel voulu par Abramovich.

«Torres était une décision personnelle et son remplacement était un affront direct au propriétaire. J’avais momentanément oublié qu’au final, on ne peut pas battre le propriétaire», confie-t-il.

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Quelques mois plus tard, malgré un bilan honorable en championnat, il est licencié. Ironie du sort, Chelsea remportera enfin la Ligue des champions un an plus tard, en 2012, face au Bayern Munich à l’Allianz Arena.

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La chute d’Abramovich et la vente forcée de Chelsea

Le destin d’Abramovich à Chelsea, lui aussi, connaîtra une fin abrupte. En mai 2022, sanctionné par le gouvernement britannique pour ses liens avec Vladimir Poutine à la suite de l’invasion de l’Ukraine, l’oligarque est contraint de céder le club.

Vendu au consortium mené par Todd Boehly et Clearlake Capital pour 2,5 milliards de livres sterling, l’intégralité du produit reste gelée sur un compte britannique.

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«Ce gouvernement travaille dur pour garantir que les bénéfices de la vente du Chelsea FC parviennent aux causes humanitaires en Ukraine le plus rapidement possible. Les bénéfices sont actuellement gelés sur un compte bancaire au Royaume-Uni pendant qu’une nouvelle fondation indépendante est créée pour gérer et distribuer l’argent. Les responsables britanniques continuent de discuter avec les représentants de M. Abramovich, les experts et les partenaires internationaux, et nous redoublerons d’efforts pour parvenir à une résolution.», rappelait cette année un porte-parole du Foreign Office.

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