À seulement 26 ans, Kylian Mbappé s’impose comme l’un des visages les plus marquants du football moderne. Une trajectoire fulgurante, faite de choix mûrement pesés, d’une ambition assumée et d’un talent que beaucoup décrivaient déjà comme «hors norme» avant même sa majorité. Dans un entretien accordé à Movistar, la nouvelle star du Real Madrid est revenue sur les étapes clés de son parcours, depuis ses premiers pas à Monaco jusqu’à la concrétisation de son rêve madrilène.
Aujourd’hui installé au Real Madrid, Mbappé savoure pleinement son statut tout en soulignant le respect quasi sacré qu’il porte à son métier : «J’avais raison de rêver de devenir footballeur. Car jouer au football est un privilège. C’est une bénédiction de pouvoir disputer les plus beaux matchs, les plus belles compétitions, contre et avec les meilleurs de l’histoire… Un privilège. Et je veux continuer. Parce que je veux jouer encore de très nombreuses années. Je suis dans le meilleur club du monde, dans l’un des meilleurs championnats du monde. C’est un privilège d’être là où je suis, et j’ai beaucoup à donner. J’ai beaucoup reçu des supporters du Real Madrid, du peuple espagnol… J’ai encore beaucoup à faire et à améliorer.»
«Aller à Monaco était la meilleure chose»
Avant de devenir champion du monde, star du PSG puis Galáctico, Mbappé a dû passer par la case apprentissage. Cette étape fondatrice, il l’a vécue à l’AS Monaco, un club qui a su canaliser et polir sa précocité. «Quand je suis arrivé à Monaco, j’avais 14 ou 15 ans et je voyais que tout le monde parlait de moi comme de quelqu’un de «spécial». C’était le cas avant, mais mes parents étaient très protecteurs envers moi. Je savais que j’étais différent, mais je ne savais pas si c’était pour le meilleur ou pour le pire. J’étais très innocent, très jeune. Puis, à Monaco, j’ai compris que je pouvais devenir professionnel, que je pouvais être très bon. Là-bas, tout le monde a trouvé cela logique. Et j’ai commencé à me préparer pour ce parcours, que tout le monde m’a dit «très long» et «compliqué». Aller à Monaco était la meilleure chose que je pouvais faire pour apprendre à devenir footballeur professionnel.»
2017 : un choix déterminant, guidé par la lucidité et non par le rêve
Son départ de Monaco reste l’un des épisodes les plus commentés de sa carrière. Et Mbappé révèle aujourd’hui la logique qui a guidé son choix : «Un peu de tout. Mais pas ma famille, car j’ai toujours pris mes propres décisions. Et ils les ont compris ; c’est l’un des avantages d’avoir une famille de sportifs, qui savent que sa carrière est une affaire personnelle. Bien sûr, on veut écouter ceux qu’on aime, mais c’est soi-même qui décide. Quand j’ai quitté Monaco, à 18 ans, j’étais très clair : je voulais jouer… et le Real Madrid avait Benzema, Cristiano et Bale. Et je ne voulais pas être sur le banc. Tous les clubs européens m’ont dit que j’allais jouer pour eux, mais je savais que le Real Madrid, malgré tout le respect qu’ils avaient pour moi, ne pourrait pas me faire jouer à chaque match. Bien sûr, je rêvais de jouer pour le Real Madrid, mais être titulaire est un privilège»
C’est finalement Paris, sa ville, qui s’impose comme une évidence : «L’opportunité d’être chez moi, à Paris, s’est présentée, et ce fut une grande opportunité pour moi. Sept années incroyables. La fierté de jouer dans sa ville natale est quelque chose de très spécial. Mais bien sûr, je rêvais toujours de jouer pour le Real Madrid, car je le nourrissais depuis mon enfance. Et je l’ai réalisé l’année dernière. Je suis très heureux.»