David Villa, icône du football espagnol passée par Valence, le Barça et l’Atlético Madrid, s’est livré sans filtre dans le podcast de son ami et ancien coéquipier Mario Suárez. À 43 ans, l’ancien buteur a évoqué plusieurs épisodes marquants de sa carrière internationale, entre fierté, regrets et nostalgie.
En arrivant en sélection, Villa récupère le célèbre numéro 7 autrefois porté par Raul. Un choix qui déclenche une vague de critiques inattendue. «Au début, je me suis senti mal, car c’était une situation agaçante. J’ai avalé quelque chose qui ne me convenait pas. J’ai pris le numéro sept parce que j’aimais bien ce numéro. Je n’avais pas conscience de ce qui allait arriver. Si j’avais su l’impact que cela aurait, je ne l’aurais peut-être pas choisi. J’aurais choisi un autre numéro. Dix ou neuf. Je préfère les chiffres, même si le sept est toujours mon préféré», admet-il, tout en affirmant que le 7 reste son chiffre fétiche.
Meilleur buteur du tournoi, Villa reste l’un des grands artisans du sacre espagnol. Mais sa blessure en demi-finale contre la Russie l’empêche de disputer la finale. «Je me blesse, je tire le coup franc et je sais que je suis brisé. Je vais aux vestiaires avec le médecin. Je n’ai pas pleuré, mais presque, car je savais que j’allais manquer la finale», confesse-t-il, partagé entre frustration et gratitude.
«Aurais-je aimé jouer la finale ? J’aurais adoré, et j’aurais marqué le but de Torres. Mais si, enfant, on m’avait dit que je participerais au Championnat d’Europe et que je serais le meilleur buteur de l’équipe, que je jouerais tous les matchs et que je manquerais la finale à cause d’une blessure… j’aurais signé avec mon sang»
2014 : une fin de parcours amère
La Coupe du monde 2014 au Brésil marque sa dernière apparition sous le maillot de la Roja. Un tournoi difficile à accepter : «C’était une Coupe du monde difficile. Lors des deux précédentes, j’étais un joueur important qui a tout joué. Pas lors de cette Coupe du monde. D’ailleurs, je n’y ai participé qu’après notre élimination. Je l’ai très mal pris. C’est vrai que nous étions déjà éliminés lors de ce match, et je l’ai vécu comme si c’était mon dernier match en équipe nationale», avoue-t-il.
Le joueur raconte avoir ressenti une profonde frustration lors de son remplacement face à l’Australie, dans ce qui allait être son dernier match international. «Le retour allait être difficile. J’avais marqué un but, je jouais bien, j’étais à l’aise, et quand j’ai vu le changement, je me suis maudit, j’ai voulu tuer Del Bosque. Je n’en veux à personne, je n’ai aucun scrupule. Aurais-je aimé que ce soit différent ? Oui, oui. Et beaucoup de joueurs diront qu’ils auraient aimé disputer 98 matchs en sélection nationale comme moi», a-t-il conclu.