La controverse autour de Kobbie Mainoo, jeune milieu de terrain prometteur de Manchester United, continue de faire couler de l’encre. Entre désaccords sur le temps de jeu et tensions familiales, le dossier a pris une tournure médiatique inattendue. Mais certains, comme Simon Jordan, ancien propriétaire de Crystal Palace et commentateur de talkSPORT, estiment que Ruben Amorim, l’entraîneur portugais, prend les bonnes décisions.
Pour Simon Jordan, la récente agitation autour de Kobbie Mainoo et de son demi-frère Jordan Mainoo-Hames, venu en tribune porter un t-shirt appelant à la «libération» du jeune joueur, reflète une tendance préoccupante.
«Culturellement, si Manchester United n’est pas en mesure d’exiger un certain comportement de la part des joueurs qui estiment avoir le droit de jouer, alors nous allons commencer à voir des comportements différents de ceux attendus dans un club aussi important», a-t-il déclaré.
L’ancien dirigeant a pointé du doigt l’attitude de jeunes joueurs et de leurs proches, qui semblent penser que la titularisation leur est due. «Cela fait partie de la dégradation d’une marque et de la culture d’un club : quand on voit que l’on attend des jeunes joueurs qu’ils soient titulaires et que, lorsque ce n’est pas le cas, ils demandent à leur imbécile de frère d’aller en tribune porter un t-shirt parce qu’il n’est pas titulaire», a ajouté Jordan.
Critique des anciens cadres
Dans son analyse, Simon Jordan n’a pas hésité à évoquer l’attitude de figures historiques du club, telles que Rio Ferdinand, Paul Scholes ou Nicky Butt. Selon lui, malgré leur expérience et leur stature, il reste probable qu’Amorim ait de bonnes raisons de ne pas titulariser Mainoo.
«Malgré la présence d’entraîneurs très riches et de haut niveau comme Rio Ferdinand, Paul Scholes et Nicky Butt, qui savent ce que c’est que de diriger une équipe au plus haut niveau, j’imagine qu’il y a de fortes chances que Ruben Amorim ait une bonne raison de ne pas le titulariser. Cette raison pourrait se trouver sur le terrain et à l’entraînement», a-t-il conclu.
L’avenir de Mainoo incertain
Le jeune milieu anglais de 20 ans aurait déjà envisagé de quitter Manchester United dès l’ouverture du mercato en janvier, motivé par son rêve de participer à la Coupe du monde 2026.
Ruben Amorim, de son côté, a souligné qu’il comptait sur lui mais que certaines priorités tactiques, notamment la présence de Bruno Fernandes en numéro 10, compliquaient les choses.
«Il peut jouer à ce poste, mais c’est parfois difficile. Si on regarde notre équipe, avec Matheus Cunha, Bryan Mbeumo et Bruno Fernandes, qu’on appelle le numéro 10, Mainoo doit se dire : « C’est moi qui vais bloquer les transitions et tout ça ». Il doit travailler davantage cet aspect, mais il peut occuper ce poste à l’avenir. Je ne sais pas ce qui se passera», a expliqué l’entraîneur portugais.