Alors que le Portugal vient de valider avec brio sa qualification directe pour la Coupe du monde 2026, la gestion de Cristiano Ronaldo en sélection continue de susciter débats et interrogations. Invité d’Antena 1, Henrique Calisto, président de l’Association nationale des entraîneurs de football (ANTF), a livré une analyse mesurée et lucide, appelant à faire preuve de «bon sens» dans l’utilisation du capitaine emblématique par le sélectionneur Roberto Martinez.
Pour Henrique Calisto, la question ne doit pas être idéologique, mais pragmatique. À 40 ans, Cristiano Ronaldo reste un atout majeur du football portugais, à condition de savoir l’utiliser au bon moment.
«Il faut faire preuve de bon sens. C’est un joueur qui marque encore, c’est l’un de nos meilleurs buteurs, je pense même que c’est notre meilleur buteur dans cette phase finale, c’est notre meilleur finisseur… Par conséquent, nous devons utiliser Cristiano quand nous avons besoin de lui, et le sortir quand c’est nécessaire», a-t-il affirmé.
Pour Henrique Calisto, il ne s’agit pas seulement d’aligner Ronaldo sur le terrain, mais de tirer parti de son influence et de son statut dans l’équipe : «Il ne peut y avoir de divas en équipe nationale, mais il est indéniable que Cristiano est la figure la plus emblématique du football portugais et de notre équipe nationale. Il ne marque peut-être pas, mais il captive l’attention. C’est un joueur qui focalise énormément l’attention de ses coéquipiers. Donc c’est une question de bon sens : il faut faire appel à Cristiano Ronaldo quand c’est nécessaire, et je pense que ce sera nécessaire.»
Ces déclarations surviennent après la victoire éclatante du Portugal face à l’Arménie (9-1) à l’Estádio do Dragão, qui a assuré la première place du groupe F et la qualification directe pour la Coupe du monde 2026. Cristiano Ronaldo était absent de cette rencontre, suspendu après son expulsion lors du match précédent contre la République d’Irlande (2-0).
Soutien indéfectible à Roberto Martinez
Henrique Calisto a également pris la parole pour défendre le sélectionneur espagnol Roberto Martinez, qui a récemment été la cible de critiques concernant les performances parfois inconstantes de l’équipe.
«Nous devons soutenir Roberto Martinez, car soutenir l’entraîneur signifie aussi créer de la stabilité au sein de l’équipe. Il a atteint nos objectifs de victoire en Ligue des Nations et de qualification pour la Coupe du Monde 2026, nous devons donc lui faire confiance. Qu’on l’apprécie ou non, il s’agit de l’équipe nationale, pas d’un club. C’est notre pays qui porte nos couleurs, donc le sélectionneur, quel qu’il soit, doit rester notre sélectionneur et nous devons le soutenir», a-t-il souligné.
Le président de l’ANTF a insisté sur l’importance de la stabilité et de la confiance dans la préparation de l’équipe : «Il n’hésite pas à essuyer les critiques, mais dans les moments importants, il est notre entraîneur et nous devons le soutenir, car soutenir l’entraîneur, c’est aussi instaurer la stabilité au sein de l’équipe. Il est nécessaire d’apporter du calme, et ce calme passe par la confiance accordée aux joueurs, à l’entraîneur et au staff technique… De toute évidence, c’est notre contribution pour que le Portugal puisse atteindre notre objectif commun : être au plus près du titre de champion.»
Le Portugal attend désormais le 5 décembre, date à laquelle la FIFA procédera au tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, pour connaître ses adversaires aux États-Unis, au Canada et au Mexique.