Les faits remontent à 2008, soit à peine deux ans après l’une des soirées les plus douloureuses de l’histoire du football français. Le 9 juillet 2006, en finale de la Coupe du monde face à l’Italie, Zinedine Zidane disputait le dernier match de sa carrière avant de quitter le terrain sur une expulsion devenue légendaire. Un geste qui avait profondément marqué le vestiaire des Bleus… et laissé des traces durables, notamment chez Willy Sagnol.
Dans des propos rapportés il y a quelques années par RMC Sport, l’ancien latéral droit de l’équipe de France est revenu sans détour sur ce qu’il ressentait à l’époque. Après la défaite aux tirs au but contre l’Italie (1-1, 5-3 t.a.b.), la frustration était immense au sein du groupe tricolore.
«Il faut remettre les choses dans leur contexte. Après 2006 et ce qui s’est passé lors de cette finale de Coupe du Monde perdue aux tirs au but contre l’Italie (1-1), on a eu un peu les boules et on a tous voulu l’exprimer, ce d’une façon ou d’une autre, même si certains l’ont gardé pour eux quand d’autres ont préféré le dire plus publiquement.», explique Sagnol.
Si certains joueurs ont choisi d’extérioriser leur colère publiquement, Willy Sagnol, fidèle à son caractère, a préféré la garder pour lui. Mais cela n’effaçait pas le ressentiment. «Avec mon caractère, j’ai préféré garder ça pour moi, à ce moment, mais ça n’empêche pas que j’avais une certaine rancœur, un mauvais goût dans la bouche…», confie-t-il.
Un mariage et une invitation qui pose problème
En 2008, alors que Willy Sagnol prépare son mariage, une question délicate se pose : faut-il inviter Zinedine Zidane ? Le doute est réel. L’expulsion du capitaine en finale, perçue par certains comme une trahison du rêve collectif, reste difficile à digérer.
C’est finalement son épouse qui va jouer un rôle décisif dans cette histoire. «Lors des préparatifs de mon mariage, en 2008, ma femme me dit que je devrais quand même l’appeler, car ça ne restait que du foot ce qui s’était passé, même si c’était un rêve qui était parti. Donc je l’ai appelé, je lui ai envoyé un message, et puis il a dit ok, sans soucis. Par contre, il ne pouvait pas venir pour la cérémonie, mais il est venu en fin de matinée et voilà. On a pris l’apéro, on a mangé ensemble, et c’était sympa. Pas d’avoir Zinédine Zidane, mais d’avoir un ami, un copain, à son mariage», raconte l’ancien international.