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CAN 2025, Maroc : «Ce n’est pas normal qu’on…», le coup de gueule d’Achraf Hakimi

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À la veille du match décisif contre la Zambie, Achraf Hakimi a pris la parole en conférence de presse pour évoquer un sujet sensible : les récents sifflets du public marocain. Après le match nul face au Mali (1-1), malgré une première place conservée dans le groupe, les Lions de l’Atlas ont été critiqués, un contexte que le capitaine a tenu à apaiser.

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«Cette CAN n’est pas facile. On a vu les autres équipes ont joué des grands matches. Je sais que les journalistes et les supporters veulent qu’on gagne tous les matches. Mais ce n’est pas facile. Il faut garder la tête sur les épaules. Le Maroc est une grande nation qui veut tout gagner mais il y a des adversaires. On prend en confiance à chaque match. On travaille pour s’améliorer. Je n’ai pas aimé ce qu’il s’est passé à la mi-temps du premier match, et à la fin du deuxième match. Je sais que vous voulez qu’on gagne, qu’on termine le match à la mi-temps mais on doit respecter nos rivaux. On doit rester ensemble», a rappelé Hakimi, appelant à plus d’indulgence.

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Touché par les sifflets, il a insisté sur l’importance de rester unis : «On a le meilleur coach pour gagner cette CAN avec le staff aussi. Moi comme je l’ai dit, on est uni, on veut gagner la CAN. Le coach a créé un état d’esprit très grand. On n’avait pas ça avant. Je suis l’un des anciens, j’ai vu les générations, je n’ai jamais vu ça. Avec mon expérience du PSG, quand tu as cet état d’esprit tu peux faire des grandes choses. L’équipe nationale est unie. Même si les gens dehors critiquent, nous on reste ensemble. On va faire notre travail, on est content, on a un long chemin. Mais aussi, je veux dire : je sais que les supporters ne sont pas contents. Mais on aime cette sélection, on va travailler pour qu’ils restent heureux. On a besoin de vous, mais ce n’est pas normal qu’ils sifflent. C’est le 12e homme, avec le PSG, j’ai senti, on a débuté la C1, on ne gagnait pas les matches, on a même perdu. On nous a dit qu’on n’était pas une grande équipe, qu’on n’avait pas un grand coach. Finalement, on est champion d’Europe. On sait que les gens veulent que le Maroc gagne tout le temps, c’est vrai que depuis le Mondial 2022, le Maroc a changé. C’est un nouveau Maroc. Mais on ne doit pas oublier de garder la tête sur les épaules. Ce n’est pas parce qu’on joue à domicile que ça va être facile. C’est vrai que ça nous aidera mais on a besoin. C’est ce que je dis, on doit être derrière nous. Je comprends votre critique mais on est des humains. De temps en temps, on dit qu’on s’en fout des critiques mais ce n’est pas vrai. On écoute et ça fait mal. Le coach est critiqué mais il fait un bon travail, il était là au Mondial, il a changé les mentalités, même la mienne.»

Le latéral du PSG a aussi défendu Walid Regragui : «J’ai été joueur, j’ai été adjoint. Je suis entraîneur aujourd’hui. Je reste calme parce que je connais l’environnement marocain. Malheureusement, j’ai cru à un moment qu’on pouvait changer certaines choses, mais c’est toujours la même chose. Le plus dur, c’est de faire comprendre aux joueurs, je leur ai dit : 95% des Marocains vous aiment, les 5% ce sont ceux qui crient le plus. Nous, on doit rester concentré sur l’objectif, on sait ce qu’on a à faire. On a monté l’exigence. Aujourd’hui, c’est extraordinaire, tu es premier avec 4 points, tu peux en avoir 7 à la fin et ils sont mécontents. C’est bien, c’est le degré d’exigence qu’on voulait. Si on veut être un grand pays de football, faut accepter les critiques, moi le premier. Mais je dors bien. On est critiqué sur tout, à raison ou à tort parfois.»

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