Pep Guardiola a livré un point médical préoccupant pour Manchester City, tout en glissant un message fort de solidarité à l’attention de Ruben Amorim, récemment limogé de son poste d’entraîneur de Manchester United. Deux sujets distincts, mais révélateurs de la dureté et de l’instabilité qui caractérisent aujourd’hui le très haut niveau du football anglais.
Rúben Dias forfait plus d’un mois
Présent mardi en conférence de presse à la veille de la 21e journée de Premier League face à Brighton, Pep Guardiola a confirmé l’absence prolongée de Rúben Dias, pilier de la défense des Citizens.
«Tout le monde sait ce que je pense. Certains joueurs sont disponibles, d’autres non. Dias, blessé à la cuisse, sera absent quatre à six semaines. Quant à Stones, je n’en ai aucune idée, mais il ne sera pas prêt pour les prochains matchs. Aké va bien. Gvardiol sera absent pendant longtemps», a annoncé le technicien catalan, des propos relayés par le Manchester Evening News.
Le secteur défensif est donc sérieusement affaibli, d’autant plus que d’autres options manquent à l’appel : «Vous le saviez déjà avant de me poser des questions sur chaque joueur, n’est-ce pas ? Tout le monde le sait. Khusa [Abdukodir Khusanov] et Nathan sont indisponibles, en ce qui concerne les défenseurs centraux. Max [Alleyne] est de retour après son prêt. J’apprécie ce que Watford a fait pour ce jeune joueur», a-t-il poursuivi.
Un effectif décimé entre blessures et CAN
La situation est rendue encore plus complexe par les absences liées à la Coupe d’Afrique des Nations et aux blessures de longue durée. «Pour le reste, Omar [Marmoush] et Rayan [Ait-Nouri] sont à la Coupe d’Afrique des Nations, John est blessé, Oscar Bobb fait son retour, et Jérémy [Doku] et Rodri [Hernández] sont blessés de longue durée. C’est positif. Bien sûr, avec notre mentalité, on saura toujours gérer la situation. Compte tenu de la fatigue, il faudra faire le point et prendre une décision demain», a détaillé Guardiola.
Guardiola vole au secours de Ruben Amorim
Interrogé ensuite sur l’actualité brûlante de Manchester United et le limogeage de Ruben Amorim, Pep Guardiola a tenu à défendre son homologue portugais, dans un rare moment de franchise inter-clubs. «Il est vrai que nous avons de moins en moins de temps, comme nous l’avons vu avec Enzo [Maresca, limogé par Chelsea]. Je ne peux rien dire, par respect pour les joueurs, mais, comme Enzo, c’est un entraîneur de très haut niveau.»
Sans s’immiscer dans les affaires de son rival historique, Guardiola a rappelé une réalité implacable du football moderne : «La décision a été prise par nos voisins, et je leur souhaite le meilleur pour l’avenir. Je ne crois pas qu’il existe un pays où l’on soit à l’abri si l’on ne gagne pas de matchs. Généralement, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le passé n’a plus d’importance. On vous embauche pour vos idées, et on vous licencie pour vos résultats», a-t-il réfléchi.
Guardiola a même relativisé la situation sportive de United sous Amorim, soulignant que la dynamique n’était pas catastrophique : «Il faut parfois du temps et de la méthode. Manchester United a enchaîné trois matchs nuls à domicile : contre Everton (qui a joué à dix contre onze pendant 70 minutes), contre Bournemouth et contre Wolverhampton. Ils pourraient se rapprocher d’Arsenal», a-t-il ajouté, en faisant référence au leader de la Premier League.
Enfin, le technicien catalan a insisté sur un point souvent oublié dans l’analyse des crises : les absences. «Les distances sont très faibles, et vous voyez maintenant que Manchester United a dû faire face à plusieurs absences, comme celles auxquelles nous sommes confrontés actuellement, et c’est difficile quand on a des joueurs à la Coupe d’Afrique des Nations, surtout quand ce sont des joueurs importants qui sont indisponibles», a-t-il conclu.