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Sénégal : le témoignage incroyable de Yehvann Diouf sur les serviettes

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C’est l’un des épisodes les plus surréalistes de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Durant le match, plusieurs Marocains ont tenté — et parfois réussi — à subtiliser la serviette d’Edouard Mendy, posée près de son but. Une situation qui a forcé le gardien remplaçant du Sénégal, Yehvann Diouf, à défendre coûte que coûte ce simple bout de tissu.

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Présent dans le groupe de l’OGC Nice mais rarement titulaire, Diouf s’est confié en zone mixte sur cet épisode insolite. «On avait déjà vu au match précédent qu’ils (les ramasseurs de balle marocains) s’amusaient à piquer les serviettes du gardien nigérian. Pourquoi? On ne sait pas, comme pour nous. Mais, ils s’amusaient à faire ça. On avait été avertis par rapport à ça. Ils l’ont fait pendant le temps réglementaire avec Hakimi (et Ismaël Saibari) et ils ont finalement réussi à prendre la serviette.», raconte-t-il, avant de détailler la scène lors de la finale.

«Pendant la prolongation, quand il s’est vraiment mis à pleuvoir, Mory Diaw (3e gardien sénégalais) est parti déposer les serviettes auprès d’Edouard. Il était à peine revenu (sur le banc) qu’ils avaient déjà pris les serviettes. Et quand j’y suis allé, ils ont fait exactement la même chose. Au début, un joueur marocain m’a couru après pour prendre la serviette, j’étais étonné.», poursuit Diouf.

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Pour le gardien remplaçant sénégalais, l’objectif était clair : protéger Mendy afin qu’il soit dans les meilleures conditions pour réaliser un grand match. «Quand je suis retourné une nouvelle fois déposer la serviette, les ramasseurs de balle avec le responsable de je ne sais quoi… Moi, j’y suis allé dans l’optique de mettre Edouard dans les meilleures conditions parce qu’on avait besoin d’un grand gardien pour gagner cette finale», explique-t-il dans des propos rapportés par RMC.

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Des scènes surréalistes… et l’arbitre impassible

Alors que ces incidents se déroulaient sous ses yeux, l’arbitre n’a jamais interrompu la rencontre. «J’hallucine, en fait, limite je vais sur le terrain de mon plein gré en me disant que l’arbitre va arrêter le match, ou il va se rendre compte de la situation. Sauf que non, en fait, je me retrouve par terre dans la surface avec le ballon qui est à 20-25 mètres. Je vois que je suis plus une gêne pour Edouard qu’autre chose et puis je sens qu’ils commencent à me soulever aussi. Du coup, je décide de me relever, d’aller ailleurs mais ouais c’est fou. D’une part, je ne suis pas protégé et d’une autre part, un match était en train de se dérouler. C’était totalement surréaliste», raconte Diouf, encore stupéfait.

Même côté marocain, personne ne semblait gêné de subtiliser les serviettes. «Figure toi qu’un ramasseur de balle m’a dit: ‘sois fair-play’. Je lui ai répondu: ‘fair-play de quoi? C’est vous qui prenez les serviettes et c’est moi qui ne suis pas fair-play alors que je viens juste remettre des serviettes?’ Je suis surpris, je ne comprends pas. Mais j’ai essayé de faire en sorte qu’Edouard ait sa serviette quand il a envie de s’essuyer et qu’il soit dans les meilleures conditions pour être le plus efficace possible pour que derrière on gagne le trophée», se remémore Diouf.

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Malgré ces rebondissements inattendus, le Sénégal a finalement remporté le trophée après un match riche en émotions, ponctué d’une panenka ratée, d’un but fabuleux et d’une finale dont les anecdotes insolites resteront dans les mémoires.

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