Un mois après le limogeage de Ruben Amorim de son poste d’entraîneur de Manchester United, les critiques continuent de pleuvoir en Angleterre. Et cette fois, elles viennent d’une voix particulièrement connue : celle de Paul Merson. La légende d’Arsenal n’a pas mâché ses mots à l’égard du technicien portugais, qu’il accuse d’avoir presque sciemment provoqué son éviction en multipliant les choix incohérents.
Ce jeudi marque exactement un mois depuis la décision des dirigeants mancuniens de mettre fin à l’aventure d’Amorim, après une première moitié de saison 2025/26 très en deçà des attentes. Le match nul concédé face à Leeds United (1-1) à Elland Road avait agi comme le point de non-retour. Arrivé en provenance du Sporting CP pour environ 11 millions d’euros, l’entraîneur portugais n’aura finalement tenu que 14 mois sur le banc d’Old Trafford.
Invité du podcast «Stick to Football», diffusé sur la chaîne YouTube The Overlap, Paul Merson s’est montré particulièrement acerbe. Alors qu’il analysait la défaite d’Arsenal (2-3) contre Manchester United, alors dirigé par Michael Carrick, l’ancien international anglais en a profité pour dresser un constat sévère du passage d’Amorim.
«Ils ont joué contre Manchester United au mauvais moment. Le timing est crucial. En fin de saison, tout se joue sur le timing. Il y a cinq semaines, jouer à domicile contre Manchester United était une victoire assurée. Ils jouaient tous aux mauvais postes, ils n’en avaient aucune idée, et l’entraîneur a continué comme si de rien n’était», a-t-il lancé sans détour.
Mais Merson est allé encore plus loin, suggérant que le Portugais n’avait même plus la volonté de redresser la situation. «Il voulait se faire virer. Tous les samedis, il s’asseyait à l’aéroport, valises à la main, à attendre, et puis on lui disait qu’il devait revenir. C’était bien l’impression qu’il donnait, non ? À chaque fois, c’était comme s’il disait : “Si je pouvais, je démissionnerais.”» Dans un registre moqueur, l’ancien Gunner a poursuivi : «Il allait à l’aéroport, s’asseyait là, sa femme l’appelait pour lui demander : “Combien de temps ça va prendre ?”, et il répondait : “J’attends juste.” Puis l’aéroport fermait et il devait repartir.»
Malgré ces attaques virulentes, Paul Merson n’a pas totalement enterré Manchester United. Selon lui, le club dispose encore de joueurs capables de faire la différence, à commencer par Bruno Fernandes. Le consultant estime même que le profil du milieu portugais pourrait être précieux… à Arsenal.
«Je pense que tous les postes sont ouverts. S’ils jouaient à Leeds United ce week-end, je ferais jouer Martinelli, car il y aurait beaucoup d’espace. Mais à domicile, contre une équipe qui joue avec dix joueurs derrière le ballon, je ne pense pas que Martinelli ait l’agilité d’un Trossard», a-t-il analysé.
Merson a ensuite souligné l’importance des connexions offensives, en prenant Fernandes comme exemple : «Je pense que c’est à ce moment-là que je ferais jouer Trossard, car son talent dépend entièrement de l’attaquant avec lequel il combine. On l’a vu l’autre jour à Manchester United. Fernandes marque ses buts grâce à des combinaisons, vous savez ? À Arsenal, il n’y a pas cette connexion, et je pense que c’est là qu’ils ont des difficultés, et qu’ils continueront d’en avoir, à domicile. J’adore Declan Rice, mais il ne va pas faire passer le ballon par le chas d’une aiguille, vous savez ?»