La défaite du Paris Saint-Germain sur la pelouse du Stade Rennais FC (3-1) a rapidement tourné à la polémique. En grande difficulté dans le jeu face à une équipe bretonne revigorée, les Parisiens ont payé cher leurs errements collectifs et leur manque de réalisme. Une prestation frustrante qui a poussé Ousmane Dembélé à sortir du bois après la rencontre.
Très lucide au coup de sifflet final, l’international français n’a pas cherché à minimiser la contre-performance parisienne : «Nous avons très mal débuté le match. Ensuite, je pense que Rennes a très bien joué. Il nous faut montrer plus d’envie. Surtout, nous devons jouer de manière à ce que le PSG gagne des matchs, car si nous jouons seuls sur le terrain, ça ne marchera pas. Nous ne gagnerons pas les titres que nous convoitons.»
L’ailier a insisté sur la nécessité de remettre le club au centre du projet : «La saison dernière, on a mis le club, le fanion, le Paris Saint-Germain devant, avant de penser à soi-même. Je pense qu’on doit retrouver ça, surtout sur ces matchs-là. On sait qu’on est sur la deuxième partie de saison. C’est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, pas les individualités. On doit jouer pour le club d’abord au lieu de penser à soi-même (…) Je pense qu’on doit mettre plus d’envie, on doit surtout jouer pour le Paris Saint-Germain pour pouvoir gagner des matchs. Parce que si on joue tout seul sur le terrain, ça ne va pas aller.»
Luis Enrique tranche et rappelle l’ordre
Interrogé après la rencontre, l’entraîneur parisien a d’abord temporisé, avant de livrer un message beaucoup plus ferme en conférence de presse : «Il y a beaucoup d’émotions après un match. Je ne veux pas parler de cas individuels. C’est normal d’être frustré. Je ne permets à aucun joueur de mettre sa situation personnelle au-dessus du club. Et je peux le garantir. On suit un chemin. C’est normal d’être énervé après le match. Je m’occupe de gérer le fait que l’équipe soit toujours au-dessus des individualités, et là-dessus il n’y a aucun doute. A partir du moment où ça change, c’est fini.»
Le technicien espagnol a martelé son autorité : «Je n’accorde aucune valeur aux propos que tiennent les joueurs à la fin d’un match. Je ne vais pas répondre à la réponse d’un joueur. Je ne permettrai jamais à un joueur d’être au-dessus du club. Là dessus, c’est clair. Le responsable de l’équipe, c’est moi. Et je ne permettrai jamais à un joueur de penser qu’il est plus important que le club. Ni moi, ni le directeur sportif, ni le président. Ces déclarations ne valent rien. Elles viennent de la frustration vis-à-vis du match qui vient de se terminer.»
Le vrai mal parisien : l’inefficacité
Au-delà de la polémique, Luis Enrique a surtout ciblé le problème de fond : l’incapacité du PSG à concrétiser ses occasions. «C’est incroyable parce qu’on a créé beaucoup de choses, on a presque 4 xG et on n’a marqué qu’un seul but. C’était pareil contre Marseille. Il faut marquer et on a manqué d’efficacité, a soufflé le manager parisien devant la presse. Il y a beaucoup d’émotions après un match. Je ne veux pas parler de cas individuels. C’est normal d’être frustré. Quand tu rates autant d’occasions et que tu perds comme ça, les adversaires pensent qu’ils peuvent gagner. On ira à Monaco en espérant montrer autre chose en termes d’efficacité.»