Dans un vestiaire du FC Barcelone secoué par deux revers consécutifs, la parole d’un cadre pèse toujours un peu plus lourd. Et c’est justement Eric Garcia qui a pris la parole, assumant son rôle de leader tout en rendant un hommage appuyé à son idole de toujours : Carles Puyol. Une déclaration qui ne peut que toucher les supporters blaugrana, tant l’ancien capitaine incarne encore l’âme combative du club.
Le Barça a récemment encaissé deux défaites frustrantes contre Gérone FC et l’Atlético de Madrid, avec un même scénario cruel. Dans ce contexte, certains observateurs ont pointé du doigt l’approche très agressive de Hansi Flick, parfois jugée trop risquée, au point que des voix internes auraient souhaité davantage de pragmatisme.
Lucide, Eric Garcia a reconnu que la lourde défaite face à l’Atlético ne s’expliquait pas par une seule raison, mais par une accumulation de détails qui ont fait basculer le match : «Contre l’Atlético, tout s’est mis en place en première mi-temps. C’était une question d’intensité et d’attitude. En demi-finale de Coupe du Roi, nous aurions dû aborder le match avec un état d’esprit différent. Le but refusé et les sept minutes de temps additionnel nous ont vraiment énervés. Contre Gérone, nous avons beaucoup souffert ; c’était un match frénétique, intense et ouvert. Ils sont forts à domicile avec le ballon. Cette semaine a été l’occasion de discuter de beaucoup de choses et de progresser. Contre Levante, l’équipe a fait le nécessaire.»
Le défenseur a aussi insisté sur l’importance des semaines sans match tous les trois jours, rares respirations dans un calendrier infernal : «Jouer tous les trois jours ne laisse souvent pas le temps d’analyser les choses, car il y a toujours un match pour modifier ce qui a été fait auparavant. Ces deux semaines plus calmes nous ont permis de discuter, de nous entraîner davantage, de consolider notre approche, et je pense que cela a été positif»
Garcia, déjà un «ancien» dans un vestiaire jeune
À seulement 25 ans, Eric Garcia fait pourtant partie des joueurs les plus expérimentés du FC Barcelone. Un statut qu’il assume naturellement, notamment dans la gestion du groupe et des caractères forts. Interrogé sur sa capacité à recadrer certains coéquipiers, il a livré une réponse pleine de maturité : «Je ne le dirais pas comme ça, mais la confiance qui règne entre nous fait qu’à un moment donné… Raphinha, par exemple, qui a un tempérament assez vif, si jamais on a une dispute, on en a une. Ça ne dégénère pas ; on s’aime toujours. Je pense que c’est positif qu’on puisse se dire les choses telles qu’elles sont. Dans un vestiaire, il y a un temps pour tout, et il faut aussi apprendre à connaître ses coéquipières. Certaines se détendent avec une ou deux blagues ; d’autres ont besoin d’un message positif, de quelque chose qui leur remonte vraiment le moral. On est toutes différentes, et c’est quelque chose que j’apprécie.»