Marié à Véronique Zidane depuis 32 ans, Zinedine Zidane a traversé toutes les étapes majeures de sa carrière aux côtés de son épouse. Mais en juin 2022, à l’occasion de ses 50 ans, l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France a révélé à L’Équipe une anecdote pour le moins insolite, qui avait laissé sa femme quelque peu interloquée.
Fan absolu d’Enzo Francescoli, alors star de l’Olympique de Marseille à la saison 1989-1990, Zidane se souvient de la première fois où il a affronté son idole sur le terrain, en 1996, lors de la finale de la Coupe intercontinentale entre la Juventus Turin et River Plate à Tokyo.
«C’était plus que mon idole. J’étais fanatique de lui. C’était plus que du mimétisme. Je décortiquais tout ce qu’il faisait. Il fallait que je refasse ça sur le terrain. Je m’entraînais jusqu’à y arriver. Je regardais tout, à la loupe, pour reproduire. En plus, j’allais au stade à l’époque. J’étais tout en haut dans le Vélodrome, derrière le but (…) Je l’ai rencontré plusieurs fois. On s’est rapprochés. Mais Enzo restait mon idole. On a fait la finale de la Coupe du monde des clubs l’un contre l’autre, la Coupe intercontinentale à Tokyo. C’était avec la Juventus contre River Plate. On a échangé nos maillots. Je lui avais demandé avant le match. Mais il savait. J’avais tellement parlé de lui dans mes interviews», confie Zidane dans un premier temps.
Après la finale, Zidane échange ses maillots avec Francescoli, comme le veut la tradition. Mais il ne s’agit pas pour lui d’un simple souvenir : «Il m’a amené son maillot à la fin malgré la défaite. Mais ce n’était pas encore mon rêve absolu. Qui était de dormir avec son maillot. Pas le soir même. Je suis rentré à Turin. On l’a lavé. Puis j’ai dormi avec ! À côté de ma femme qui m’a pris pour un fou. Le maillot avec les publicités. Il fallait que je réalise mon rêve de gosse. Jusqu’au bout. Mon fils aîné s’appelle Enzo. C’était vraiment gros, fort», raconte-t-il.
Quand Zidane demandait L’Équipe par la poste
Zidane n’a jamais été un joueur comme les autres, et ses petites habitudes ont souvent surpris ceux qui le côtoyaient. Lors de son arrivée à la Juventus, l’ancien numéro 10 avait même du mal à récupérer son journal, tant il était scruté par les fans et les photographes.
Vincent Duluc, célèbre journaliste de L’Équipe, raconte : «Juste après l’Euro 1996, j’étais allé voir Zidane à Turin et au mois d’octobre suivant, on me dit qu’il veut me voir. Zizou me demande de lui faire poster L’Equipe chez lui pour éviter d’aller à la gare de Turin» «Il me dit qu’il y avait trop de monde, qu’il aurait dû passer son temps à signer des autographes…» poursuit Duluc. Finalement, le service abonnement s’est exécuté : «Du coup je suis passé par le service abonnement et fait en sorte qu’on lui envoie. Et ils m’avaient répondu : “On ne va quand même pas faire ça pour tout le monde !”», lui avait-on répondu.