À 41 ans, Cristiano Ronaldo continue de défier le temps avec une constance qui force l’admiration. Là où beaucoup de joueurs lèvent le pied, le quintuple Ballon d’Or maintient une exigence physique et mentale quasi inhumaine. Une longévité exceptionnelle que Ben Foster, ancien gardien de Manchester United entre 2005 et 2009, explique avant tout par une discipline totale, ancrée chez le Portugais dès ses premières années au plus haut niveau.
Invité sur talkSPORT, l’ex-portier anglais a livré un témoignage rare sur le professionnalisme de Ronaldo, qu’il a vu évoluer au quotidien lorsqu’il n’était encore qu’un jeune prodige à Old Trafford. «Il est toujours le premier à entrer et le dernier à sortir. Je sais que c’est un cliché d’entendre tout le monde dire qu’il est très professionnel, mais il l’est vraiment. Il a toujours été comme ça, depuis le début. Ça se voyait. Il faisait toujours des massages, du travail d’activation musculaire en salle, après tout le travail à l’entraînement», a-t-il déclaré.
Pour Foster, le secret de la longévité de Ronaldo ne se limite pas à son talent naturel ou à ses qualités athlétiques hors normes. Il réside surtout dans une rigueur quotidienne, répétée année après année, sans relâche : «La semaine dernière, j’ai vu une interview amusante, je crois que c’était avec Riyad Mahrez. On lui demandait s’il participerait à la prochaine Coupe du monde, dans quatre ans, et il a ri et a dit : “Frère, je ne suis pas Cristiano Ronaldo, allez !” Et il avait raison ! Personne d’autre ne peut faire ce que Cristiano a fait. Être à ce niveau et le maintenir aussi longtemps. Il [Cristiano Ronaldo] est fou, mais c’est beau à voir. C’est bien de montrer aux jeunes qui regardent ou écoutent. Si on s’investit vraiment, si on s’investit vraiment et si on a vraiment envie de quelque chose, on peut avoir une carrière longue. J’adore suivre ça», a-t-il confié.
Au-delà de l’entraînement, c’est tout le mode de vie de Ronaldo qui intrigue et impressionne. Là où certains joueurs s’autorisent des écarts, lui se montre d’une sobriété presque monastique. «Non, honnêtement, ça ne l’intéresse pas. Il ne boit pas. Boire des bières le vendredi, par exemple, est l’une des meilleures choses qui soient, surtout quand on a fait carrière dans le football. Mais Rony [Ronaldo] ne s’intéresse pas à ça. Il sait que des gens essaieront de le démasquer, de le prendre en photo ou de le tromper. C’est pour ça que ça ne l’a jamais intéressé. Quand il s’agit de football et de travail, il est là et il donne tout», a-t-il conclu.