Parti du FC Barcelone en 2024 pour rejoindre Como 1907, Sergi Roberto n’a jamais vraiment tourné la page avec son club de cœur. Formé à La Masia, l’international espagnol continue de suivre de très près l’actualité barcelonaise, comme il l’a confié dans une longue interview accordée au quotidien Sport.
Interrogé sur les critiques visant Hansi Flick, accusé par certains de proposer un football trop «vertigineux», Sergi Roberto a pris la défense du technicien allemand : «Gagner la Ligue des champions est de toute façon compliqué, avec tout le monde replié et un pressing constant. C’est ce qu’il y a de plus complexe. Je fais confiance à ce style de jeu. On peut toujours l’ajuster, mais s’il faut que je meure avec un style de jeu, je mourrai avec celui du Barça.» L’ancien capitaine blaugrana assume pleinement cette philosophie : «J’aime beaucoup. Il faut continuer comme ça. On peut toujours ajuster et améliorer les choses.»
Flick comparé à Cesc Fàbregas à Côme
Désormais sous les ordres de Cesc Fàbregas au Stadio Giuseppe Sinigaglia, Sergi Roberto a établi un parallèle entre les idées de jeu de son ancien club et celles mises en place en Italie : «Le plan de jeu a radicalement changé, avec de nombreux changements de joueurs. Nous avons eu peu de changements depuis mon arrivée, mais l’idée et le style sont toujours restés les mêmes. On le voit bien : après une année entière à travailler avec les mêmes joueurs, la situation est meilleure. Ici en Italie, Como fait beaucoup parler de lui ; je ne sais pas si c’est le cas à l’étranger»
Il insiste sur l’originalité du projet de son club actuel : «Nous sommes l’une des deux ou trois équipes à pratiquer un style de football assez différent. Pas tellement le style italien, mais plutôt le style barcelonais, avec la possession du ballon, etc. Et nous y prenons énormément de plaisir… Cesc est aussi un entraîneur qui s’adapte très bien à l’adversaire.»
Et de détailler les principes de jeu : pressing intense, transitions rapides, jeu direct dans la surface, efficacité en contre-attaque et solidité défensive. «Parfois, on laisse le ballon à l’adversaire pour pouvoir le récupérer et marquer en contre-attaque. On est d’ailleurs très performants en contre-attaque. De manière générale, on presse beaucoup. Avec le ballon, on joue très direct, et Cesc aime beaucoup pénétrer dans la surface. Statistiquement, on fait partie des équipes qui encaissent le moins de buts, et tout cela témoigne du talent de l’équipe et du professionnalisme de l’entraîneu», a-t-il conclu.
«Renverser l’Atlético ? C’est possible»
Sergi Roberto croit également à un nouveau scénario fou pour le Barça après la lourde défaite subie face à l’Atlético de Madrid en demi-finale aller de la Coupe du Roi (4-0). L’ancien milieu catalan se remémore un souvenir gravé à jamais : la mythique remontée face au Paris Saint-Germain en Ligue des champions.
«Tout commence par la conviction qu’on peut remonter la pente. D’après ce que j’ai lu, les joueurs et les entraîneurs partagent cet état d’esprit. Honnêtement, je pense que c’est possible. L’adversaire est très fort, mais quand j’ai marqué le dernier but, on affrontait l’une des meilleures équipes du monde, comme le PSG», s’est-il souvenu. Il conclut avec foi : «Nous devons croire en un retour au Camp Nou. L’ambiance ne sera peut-être pas la même, car, malheureusement, le stade ne sera pas plein, mais c’est possible, et les supporters seront là. Ils seront présents en masse. Nous devons y croire, et je suis convaincu que l’équipe peut redresser la situation».