Suivez-nous

Célébrités

Zinédine Zidane révèle tout sur sa panenka mythique contre Gianluigi Buffon

Publié

le

Le 9 juillet 2006, au moment où le monde entier retenait son souffle, Zinédine Zidane a osé l’impensable. En finale de la Coupe du monde, face à l’Italie, le numéro 10 des Bleus s’avance pour tirer un penalty décisif… et tente une panenka d’une audace folle contre Gianluigi Buffon. Un geste devenu mythique, gravé à jamais dans l’histoire du football.

Advertisement

Vingt ans plus tard, dans un entretien accordé à L’Équipe, «Zizou» est revenu avec lucidité et émotion sur cet instant suspendu. Pour lui, ce choix n’a rien d’un coup de tête : c’était une nécessité. «C’est un geste différent. Mais il fallait que je le fasse car il y a « Gigi » Buffon en face. Il me connaît trop. Je le connais aussi. Il fallait le surprendre et, dès que je prends le ballon, je sais que je vais faire ça»

Zidane explique même qu’il avait ses habitudes sur penalty : «Quand je tirais les penalties, je frappais de la droite vers la gauche. Je fermais le pied. D’ailleurs, « Gigi » plonge tout de suite à droite en finale. Je me dis qu’il faut que j’innove, que j’invente quelque chose par rapport à lui. Si je rate, ce n’est pas grave car il restait du temps derrière (il marque à la 7e minute). J’aime ce que j’ai fait.»

Advertisement

Au-delà du penalty, Zidane revendique une philosophie du jeu profondément instinctive. Une manière de vivre le football avec le cœur, sans calcul, quitte à se tromper : «En général, je faisais tout à l’instinct, avec le cœur, je ne calculais pas. C’est pour ça que le foot est aussi génial. Il faut que ce soit spontané pour créer. Les gens aiment ça, la folie, la création, quand il se passe des choses. Tu rates, tu réussis. Ce n’est pas grave. L’important est de créer des émotions.»

Advertisement

En se projetant vers un possible retour à la tête des Bleus, Zidane s’est aussi replongé dans ses premiers grands souvenirs sous le maillot tricolore. Il évoque notamment son tout premier match au Stade de France, le 28 janvier 1998, face à l’Espagne. «Je me souviens : le 28 janvier 1998. Je me rappelle de tout. J’aurais pu jouer ce match pendant des heures même s’il faisait un froid terrible. (Il insiste) Je me souviens de tout : l’Espagne, en face, qui est invaincue depuis quatre ans, Andoni Zubizarreta, le maillot bleu, moi qui marque ce premier but, le terrain gelé… Mais ce n’est pas grave.»

L’inauguration de l’enceinte dionysienne reste pour lui un moment de bonheur brut : «On est tellement heureux d’être là. Même si ça faisait mal aux pieds. J’aurais joué sur du carrelage ce jour là ! C’est trop génial. Je joue comme si j’étais dans le quartier avec les copains. (Il souffle) J’aimerais que ça ne s’arrête jamais. Tout était beau. C’était aussi le destin. Il y a tellement de choses qui se mélangent aujourd’hui quand on connaît la suite»

Advertisement

Quelques mois plus tard, l’histoire s’écrit en grand : sacre mondial au même endroit, face au Brésil. Un tournant de vie, presque un point de non-retour. «Ce sont des grands souvenirs qui en appellent d’autres avec les copains. J’en ai encore les frissons… C’est là que l’histoire commence, qu’elle va s’écrire. 1998, ça part de là. Six mois plus tard, on est Champions du monde dans ce stade. Le lendemain du Brésil, j’ai compris que ma vie ne serait plus pareille. C’est sûr : l’équipe de France a changé ma vie.»

Advertisement
Commenter

Repondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus récent