Provocateur assumé, charismatique et toujours sûr de lui, Zlatan Ibrahimovic n’a jamais hésité à se comparer aux plus grands… surtout lorsqu’il s’agit de juger ses propres exploits. Lors d’une interview accordée au journaliste britannique Piers Morgan, l’ancien attaquant suédois est revenu sur l’un des débats les plus célèbres du football moderne : la comparaison entre son retourné acrobatique mythique et celui inscrit par Cristiano Ronaldo face à la Juventus FC.
Si Ibrahimovic a d’abord semblé faire l’éloge du geste spectaculaire du Portugais, il a rapidement clarifié sa position… avec le sens de la formule qu’on lui connaît. «Le retourné acrobatique de Cristiano était-il meilleur ? J’étais sarcastique, pour ceux qui n’avaient pas compris. Le mien était meilleur. À 100 % meilleur, à 100 %. Il faut l’essayer à 40 mètres, la différence est énorme. Le sien était magnifique, mais le mien était à 40 mètres.», a-t-il lancé, fidèle à son style direct et provocateur.
Un geste devenu légendaire
Pour Ibrahimovic, il ne fait aucun doute que son retourné inscrit avec la Équipe de Suède de football contre l’Équipe d’Angleterre de football reste le plus beau but de toute sa carrière. «Mon plus beau but, c’était le retourné acrobatique contre l’Angleterre ? Oui, pour de nombreuses raisons. Ce but est incroyable. Pas seulement parce que je l’ai marqué, pas par orgueil – qui ferait une chose pareille ? Je ne vois pas beaucoup de joueurs faire ça. Dans cette situation, avec une avance de 3-2, dans les dernières minutes, beaucoup de joueurs auraient contrôlé le ballon pour faire tourner le chrono, car ce qu’on veut, c’est gagner. Quand j’ai vu l’occasion, Hart était le gardien, et je me suis dit : « Je vais le tromper. » Je me suis avancé vers lui, puis je suis revenu en arrière. J’ai feint d’avancer, et à un moment donné, on me voit ralentir et reculer. Après, il s’agissait juste de suivre la trajectoire du ballon. J’ai tiré instinctivement. En tant qu’attaquant, on sait où est le but. On n’a pas besoin de le voir. On peut me placer n’importe où sur le terrain, je saurai où est le but. Je le savais. Quand j’ai frappé, je savais déjà que ça allait être but. La difficulté résidait dans le fait que je devais modifier l’angle de mon corps par rapport au but. Il me fallait changer de position. Je savais déjà où était le gardien, alors je me suis déplacé et j’ai frappé. J’étais concentré sur le ballon. C’était le plus important. Mes sensations et tout le reste, je m’en fichais», a raconté l’ancien buteur du Paris Saint‑Germain et de l’AC Milan.
Ibrahimovic explique que tout s’est joué en quelques secondes, dans une décision purement instinctive. «Avant de venir en Angleterre, j’ai été mal traitée. Parce que si tu n’as pas joué en Premier League, tu n’es pas assez bonne. C’est leur mentalité, que je respecte car ils veulent te pousser dans tes retranchements. Pendant le match, ils m’ont traitée de diva, les supporters disaient n’importe quoi. Avant le match, les médias disaient que je n’avais jamais marqué contre l’Angleterre, que je ratais toujours mes occasions contre les équipes anglaises en Ligue des Champions. Tout ça me trottait dans la tête. C’est pour ça que ce but a été si exceptionnel. J’ai marqué quatre buts. C’était exceptionnel à cause de toutes les insultes qu’ils m’ont lancées. C’est mon plus beau but grâce à tout ça (le contexte). C’est un but dont l’Angleterre se souviendra toute sa vie. Ça fait du bien.», conclut-il.