À quelques heures du choc décisif pour la qualification à la Coupe du Monde 2026, l’ambiance à Coverciano est à la concentration maximale. L’Italie, dirigée par Gennaro Gattuso, se prépare à affronter l’Irlande du Nord en demi-finale des barrages. Lors d’une conférence de presse tenue le deuxième jour du stage d’entraînement, Riccardo Calafiori, défenseur au parcours prometteur, a partagé ses impressions sur l’état d’esprit du groupe et sur l’influence de son entraîneur.
«J’ai vraiment apprécié l’attitude de l’entraîneur à mon égard. Ces derniers mois, je me suis senti plus proche de lui que de ma mère», a confié Calafiori avec un sourire. «Il a su rester présent, même lorsque j’étais loin de chez moi. Il y a eu ce dîner à Londres… C’était agréable de se retrouver et de discuter. Nous n’avons pas eu l’occasion de nous entraîner ces derniers mois, mais il y a peu de travail à faire car il y a eu des moments de cohésion. Il a payé l’addition, c’est certain (rires). Nous avons parlé de football, Buffon et Bonucci étaient également présents. C’était une soirée entre amis ; ils nous ont raconté quelques anecdotes et nous avons ensuite parlé du match.»
L’Italie de Gattuso aborde ce rendez-vous crucial avec une intensité palpable. Sacré champion du monde en 2006, le sélectionneur ne cache pas la pression qui l’accompagne depuis sa nomination. «La responsabilité sur mes épaules ? Je la sens depuis le premier jour. Cela fait sept mois maintenant, chaque soir en me couchant, chaque matin en me réveillant, que j’entends ces mots : ‘Emmène-nous au Mondial, emmène-nous au Mondial’. C’est le match le plus important de ma carrière, mais je m’y suis préparé et je ne pense pas au fait que les choses peuvent aller mal. Je pense positif. Demain, on va jouer et on verra», a-t-il déclaré en conférence de presse.
Face à l’Irlande du Nord, Gattuso sait que la prudence sera de mise. «Il faudra savoir souffrir sur ce qu’ils savent faire. Ils envoient tout le temps le ballon « in the box », comme on dit là-bas, dans la surface. Le gardien fait des relances longues sur des joueurs très bons de la tête, il faudra être agressifs sur les deuxièmes ballons. Il faut entrer sur le terrain sans jamais sous-évaluer l’Irlande du Nord. Pourquoi sont-ils là ? Parce qu’ils ont une envie folle sur chaque ballon, tu ne peux pas ne pas respecter cela. C’est ça que j’ai dit à mes joueurs.»