L’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, a pris position ce vendredi au sujet de l’incident raciste présumé survenu lors du match aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions entre Benfica et Real Madrid. Vinicius Junior accuse Gianluca Prestianni de l’avoir traité de «mono» («singe») lors de la victoire 1-0 des Madrilènes à l’Estádio da Luz.
Interrogé lors de la conférence de presse d’avant-match pour la rencontre de Premier League entre Manchester City et Newcastle, Guardiola a livré une réflexion plus large sur le racisme, rappelant que ce problème dépasse largement le cadre du football : «Je l’ai déjà dit la semaine dernière. Ce n’est ni notre lieu de naissance ni la couleur de notre peau qui nous rendent meilleurs ou pires. Il reste encore beaucoup de travail à accomplir. Cela concerne la société, pas seulement le football.»
Le technicien catalan a poursuivi, dénonçant toutes les formes de racisme : «Le racisme est partout. Allons-nous prétendre que le racisme ne concerne que la couleur de peau ? Le racisme se manifeste dans la façon dont on se comporte, dans la façon dont on prétend être meilleur que les autres pour diverses raisons.» Pour Guardiola, la lutte contre le racisme commence bien avant les terrains de sport : «Il faut régler le problème à l’école. Il faut bien payer les enseignants. C’est comme ça qu’on va s’y prendre. Ça doit se faire à l’école, pas dans le football. Les enseignants et les médecins doivent être les personnes les plus importantes et les plus compétentes de la société, et de loin, pas les entraîneurs.»
Guardiola reste concentré sur la Premier League
Malgré ce contexte médiatique chargé, Guardiola a également évoqué la course au titre de Premier League, soulignant l’importance de rester concentré sur chaque match : «J’ai déjà dit que 12 matchs, c’est beaucoup, donc Newcastle est ma seule préoccupation. On s’occupera de la finale de la Coupe de la Ligue contre Arsenal le moment venu, mais pour l’instant, on se concentre uniquement sur Arsenal. Après ça, on se reposera et on commencera à penser à Leeds United.»
Actuellement, Manchester City pointe à la deuxième place avec 53 points, soit quatre de moins que Arsenal, mais avec un match de retard. Guardiola a rappelé que la situation reste incertaine : «Ça a toujours été comme ça. En tant que journalistes, je comprends que vous vouliez anticiper la suite, mais ça n’a aucune importance. Le plus important, c’est Arsenal, rien d’autre… Honnêtement, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui va se passer lors des douze prochains matchs, donc je ne sais pas quoi vous dire.»