La Confédération Africaine de Football (CAF) a créé la polémique mardi en annonçant la destitution du Sénégal de son titre de champion d’Afrique 2025, attribué initialement le 18 janvier dernier après une victoire 1-0 en prolongation. Par conséquent, le Maroc a été déclaré champion par forfait, une décision qui a suscité une vague de réactions, dont celle de George Weah, Ballon d’Or 1995 et président du Liberia.
Dans un communiqué publié sur Facebook, Weah a pris fermement position en faveur du Sénégal : «En football, les Lois du Jeu sont claires : l’arbitre sur le terrain est l’autorité suprême pour les décisions prises pendant le match. Une fois que le jeu est autorisé à se poursuivre et que le match est terminé, le résultat obtenu sur le terrain doit être maintenu. En vertu des règles applicables de la Confédération africaine de football (CAF), les officiels de match ont toute autorité pendant la rencontre. Les règlements de la CAF sont conformes aux Lois du Jeu de la FIFA, qui stipulent que : “L’arbitre dispose de toute autorité pour faire respecter les Lois du Jeu dans le cadre du match auquel il a été désigné, et ses décisions sur les faits liés au jeu sont définitives.” Loi 5, Lois du Jeu (appliquée par toutes les confédérations, y compris dans les compétitions de la CAF)», a déclaré le Ballon d’Or 1995.
Il insiste sur le fait que, selon la Loi 5 des Lois du Jeu de la FIFA, l’arbitre sur le terrain détient l’autorité suprême pendant le match et que ses décisions doivent être respectées : «Dans le cas présent de la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc, l’arbitre a autorisé la poursuite du match après le départ du Sénégal, et la rencontre s’est déroulée jusqu’à son terme, y compris les prolongations, avec un résultat obtenu sur le terrain. De plus, après le match, le rapport de l’arbitre a fait état d’un arrêt de jeu pendant la rencontre, et non d’un forfait, et a recommandé des sanctions appropriées pour les infractions commises pendant le match. Pour cette raison, la décision ultérieure de la commission de la CAF, prise alors que le match était déjà terminé, ne devrait pas prévaloir sur l’autorité exercée par l’arbitre pendant le match, conformément aux Lois du Jeu – Loi 5. Le football doit se décider sur le terrain, et non être redécidé après le coup de sifflet final. Il n’y a donc aucune justification sportive pour annuler un match qui s’est déroulé conformément à l’autorité de l’arbitre et aux Lois du Jeu ; sinon, ce beau sport s’engagera sur une pente glissante où ce seront les responsables des salles de comité, et non les officiels de match, qui rendront des décisions d’après-match pour passer outre les décisions prises sur le terrain par les arbitres, telles que les pénalités, les hors-jeu et les cartons rouges. Où cela s’arrêtera-t-il ?», s’est interrogé George Weah.
George Weah accuse la CAF de ternir l’intégrité du football africain
L’ancien président du Liberia a également dénoncé les conséquences de cette décision sur la crédibilité du football africain : «Cette décision a encore davantage entaché et terni le football africain, sapant la confiance dans l’équité, la cohérence et l’intégrité du football sur le continent. J’appelle le Tribunal arbitral du sport (TAS) et les autres autorités compétentes à agir de manière décisive afin que cette parodie de justice ne soit pas maintenue». Enfin, Weah a tenu à clarifier sa position face aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux : «Je tiens également à profiter de cette occasion pour préciser que les publications sur les réseaux sociaux qui circulent largement et prétendent que je soutiens la décision de la Commission de discipline de la CAF contre le Sénégal sont manifestement fausses. Je conseille à tous ceux qui diffusent mon image et l’associent à de telles déclarations fallacieuses de s’abstenir de le faire.»