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CAN 2025 : un dirigeant de la CAF attaque sa propre instance

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La crise autour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ne cesse de s’intensifier. Après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) d’annuler la victoire du Sénégal pour attribuer le trophée au Maroc, les critiques fusent désormais jusque dans les rangs de l’instance.

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Membre du comité exécutif, Augustin Senghor a publiquement dénoncé une décision qu’il juge profondément injuste. Dans une intervention sur la BBC World Service, il a fustigé une violation des règles du jeu : «Dans une situation comme celle-ci, nous devons lutter contre l’injustice. Le football, c’est le fair-play, le football se joue sur le terrain, pas dans les bureaux. Ce qui s’est passé avec la CAF est inacceptable», a-t-il lancé, qualifiant même la décision d’«ignoble». «Quand on voit un comité prendre une telle décision en violation de nos règles, en violation des lois du jeu de la FIFA, pour retirer le trophée et l’attribuer au Maroc, je pense que c’est quelque chose de très ignoble. Nous devons le dénoncer.», a-t-il ajouté.

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Motsepe tente d’apaiser la tempête

Face à l’ampleur de la polémique, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a tenté de calmer les tensions. Dans une prise de parole officielle, il a insisté sur l’impartialité de l’institution : «Aucun pays africain ne bénéficiera d’un traitement plus préférentiel, plus avantageux ou plus favorable qu’un autre», a-t-il assuré, tout en reconnaissant sa «profonde déception» face aux incidents survenus lors de la finale.

«J’ai déjà exprimé ma profonde déception face aux incidents survenus lors de la finale. Ils compromettent le travail remarquable accompli par la CAF depuis de nombreuses années pour garantir l’intégrité, le respect, l’éthique, la gouvernance et la crédibilité. (…) Ces incidents mettent en lumière les difficultés persistantes liées à la suspicion et à la méfiance. Il s’agit d’un problème hérité du passé. Dès ma prise de fonction, l’une des principales préoccupations était l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres et des commissaires de match», a-t-il ajouté. En conclusion, Patrice Motsepe a insisté sur le respect des procédures : «On me dit que le Sénégal va faire appel, ce qui est très important. Chacune des 54 nations africaines a le droit de faire appel et de défendre ses intérêts. Et nous nous conformerons et respecterons la décision qui sera prise au plus haut niveau.»

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